Le blog d'Olivier Amiel
"Petit Raymond", c'est le surnom ironique que donnait Xavière Tiberi à Raymond Nentien alors qu'il était secrétaire général de la mairie du Ve
arrondissement. C'est lui, qui le 27 juin 2000, décide de dire la vérité sur les agissements frauduleux dans l'élaboration des listes électorales. Pendant plusieurs années il a tenté de raisonner
les époux Tiberi afin d'assainir les listes électorales, mais la machine est trop bien lancée : fausses domiciliations avec même des adresses n'existant pas, réseau de faux électeurs à qui
on procure des cartes électorales ne leur appartenant pas, etc.
Alors, Raymond Nentien parle, il demande son audition comme témoin, il subit la honte d'une placardisation, des brimades et intimidations diverses, la longue attente d'une instruction qui
n'en finit plus, la course à la lenteur de la justice... Jusqu'à l'ouverture du procès des différents responsables de la fraude ce 1er février et qui doit durer jusqu'au 4 mars.
Le parallèle avec la fraude à la chaussette est inévitable, et fait poser la question suivante : combien existe-t-il de "petit Raymond" à Perpignan, muselés par la peur des
représailles ?