Le blog d'Olivier Amiel
Le " Comité de liaison de la gauche " qui réunit les responsables du PS, du PC, du PRG et du MRC (et parfois des Verts), et dont on espère un essor consistant, a décidé de lancer une pétition contre la privatisation de la Poste.
Le projet d’ouverture du capital de l’entreprise, soutenu par la direction et le gouvernement ne peut que porter atteinte au service public
postal français qui permet pourtant un maillage unique du territoire avec des bureaux dans les parties les plus isolées du pays, le prix unique du timbre, la distribution du courrier six jours
sur sept, etc.
Le coup porté à la Poste représente la goutte d’eau qui fait déborder le vase du long et continu démantèlement du " service public à la
française ". Comment peut-on croire et surtout faire croire qu’une entreprise privée dont l’objectif est évidemment de faire plus de profits, va continuer à remplir des missions d’intérêt
général qui ne sont pas " productives " ?
La pétition contre la privatisation peut aboutir à l’organisation d’un référendum grâce à la modification de la Constitution du 23 juillet 2008
qui permet " à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales " d’organiser un référendum sur une
question touchant notamment aux services publics.
Malgré l’annonce du Comité de liaison le 3 septembre, il n’y a toujours pas de pétition à signer… à part celle mise en ligne par
la CGT : http://www.cgt.fr/spip.php?article34881
Il est nécessaire d’obliger les partis politiques de gauche (seuls capables d’une telle logistique) à mettre en place cette procédure, car
derrière l’avenir du service public postal, se joue l’avenir d’une certaine idée de la solidarité en France.