Culture

Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 06:41

Sauver la maison de Napoléon


Débutée en 2010, la souscription "Sauver la Maison de Napoléon à Sainte-Hélène" sera close en juin prochain. Il est donc encore temps pour participer à cette opération afin de perpétuer la mémoire des dernières années de l'Empereur sur les terres isolées et lointaines des domaines français de Sainte-Hélène au milieu de l'océan atlantique.
 

Page de la Fondation Napoléon consacrée à la souscription 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 06:33

De nouveau leurs yeux vagues regardent l'Élysée,
Qui n'était plus pour eux un rêve échevelé,
Mais une certitude de gloire et d'harmonie.
Ils étaient revenus, chacun dans son habit
Fatigué et poussiéreux d'avoir trop traîné
Dans l'opposition pendant tellement d'années.
Ils étaient lents et las sous leurs visages verts,
Dans la lumière partiale d'un ciel à peine ouvert.
Ils hésitaient encore à se mettre à sourire,
Craignant, en cas d'échec, d'être tristes à mourir.
Ils déambulaient tous dans leur circonscription
Cherchant, ici ou là, des réponses aux questions
Qu'ils se posaient dans le secret de leur bureau :
"Serai-je ministre du Budget ou garde des Sceaux ?
Si je suis Premier ministre, aurai-je La Lanterne
Que Sarkozy a piquée à Fillon le terne ?
Le chauffeur que j'avais la dernière fois est trop
Vieux. J'espère que je choisirai le nouveau."
Chaque jour qui s'écoule les fait se redresser,
Eux, les vieux combattants du PS du passé,
Burgraves adipeux et Hernanis chenus,
Ruy Blas voûtés, Torquemadas au crâne nu.
Dans leur cerveau usé glissent les voitures sombres.
Où les ramèneront à la lumière de l'ombre.
Jack Lang qui soupire, Fabius qui s'imagine,
Guigou qui se rengorge, Ségolène qui s'indigne,
Emmanuelli qui rêve et Dray qui se demande,
Montebourg qui s'étouffe et Valls qui quémande,
Delanoë qui chante, Sapin qui fait les comptes,
Désir qui n'en peut mais, Aubry qui se raconte.
Les revoilà, les loups de nos forêts profondes
Revenus de l'enfer lécher nos plaies immondes
Pour guérir de leur mal : la passion du pouvoir.
N'attends rien, mon cher peuple, de leur jeu d'encensoirs !
Dès qu'ils seront assis au fond des ministères,
Il te restera un droit : celui de te taire.
Ces petits fonctionnaires à la bedaine discrète,
Aux lunettes chantantes, à la réplique prête,
Ont un but dans la vie : passer à la télé
Pour dire qu'ils sont bons et que, nous, on est mauvais.
Renvoie, peuple de France, ces ânes à leur cartable !
De nous gouverner, je ne les crois pas capables.
Gardons notre empereur, il a su nous guider
Dans les tempêtes d'hiver, les brûlures de l'été.
C'est de toi que je parle et c'est toi que je veux,
Ô Sarkozy Ier, dont le nom glorieux
N'a que faire des lazzis et des bruits de basse-cour
Dont François Hollande fait résonner la cour.
Bats-toi, mon empereur, fonce droit à l'ennemi,
Je garde tes arrières car je suis ton ami
À nous deux, nous vaincrons ces mornes plaisantins
Qui bataillent pour rire et glapissent en vain.

Voir aussi :


Des chroniques de Patrick Besson "sur n'importe quoi" sont réunies


 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 01:57

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Mort dans un attentat à la voiture piégée le 18 mars 1978, François Duprat est devenu "le martyr de l'extrême droite", un personnage rêvé pour les affabulations complotistes.

Mais il est aussi un mythe politique qui déborde le Front national, une figure emblématique des années 60 et 70 capable de déchaîner les passions et les fantasmes les plus irrationnels. Vingt ans durant, il s'est voué à réinventer l'extrême droite, d'Occident au Front national, d'Ordre nouveau aux milieux néonazis. Stratège du FN, dont il était le numéro 2, il imposa à Jean- Marie Le Pen le slogan "un million de chômeurs c'est un million d'immigrés en trop".
Pionnier dans la diffusion du négationnisme, professeur débonnaire, théoricien fanatique, politicien pragmatique et homme de I'ombre lié à plusieurs services de renseignement: François Duprat était mystérieux et complexe. Il s'est propulsé au travers de son époque en y laissant une odeur de soufre. Remonter le fil de sa vie, c'est parcourir l'Afrique et le Moyen-Orient, s'immerger dans la décolonisation et la guerre froide, traverser Mai 68 et les bagarres du Quartier latin, décrypter les rivalités au sein de l'extrême droite et la machinerie politique de la Ve République.
Dans leur ouvrage, Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard le suivent ainsi pas à pas dans sa tortueuse trajectoire et tentent d'éclaircir les circonstances de son spectaculaire assassinat, jamais élucidé. Fruit de quatre années d'enquête, cette biographie s'appuie sur de nombreux entretiens (famille, hommes politiques, militants, adversaires, hommes de l'ombre) ainsi que sur des archives policières et judiciaires inédites.
François Duprat y apparaît comme le révélateur ales tourments inavouables de la vie politique française.

Joseph Reauregard est auteur et documentariste.
Nicolas Lehourgest historien (Université de Perpignan-Via Domina). Spécialiste des extrêmes droites, il a publié notamment Le Monde vu de la plus extrême droite (2010).
 


Voir aussi :

  L'historien Nicolas Lebourg présente son dernier ouvrage 

  "L'historien Nicolas Lebourg, refait le portrait du Front National pour Le Monde le mag" (L'Archipel contre-attaque)

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 06:17

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Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 18:28

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"Penso que una obra d'art tindria de deixar perplex l'espectador, fer-lo meditar sobre el sentit de la vida"

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 16:43

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« Vous allez adorer, c’est le meilleur des compagnons de voyage. Leur second album s’appelle II. Des musiciens « classiques » disons à l’origine, avec des projets très différents et ici, l’objet c’est de créer des ponts. Un peu comme ce que je fais ici. Des ponts entre la réalité et le rêve, cette dimension et les autres. Eux le font entre pop et trip hop, entre jazz et rock, entre musique expérimentale et bandes originales. Ils sont au carrefour de plusieurs mondes et jouent un rôle de passeur. C’est pour ça qu’ils sont parfaits pour ce que je leur demande. Des passeurs d’émotions. » le Professeur Robert dans le "Voyage hallucinogène" de Catnatt sur PlaylistSociety

Voir Aussi :

 

"Lila", un 17 août par le Broadcast Club

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 06:03

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Avoir plusieurs vies dans une vie reste le summum de ce que je considère comme la possible réussite d'un être humain. C'est cette démarche qui transpire de l'ouvrage d'Emmanuel Carrère sur Limonov. Voyou, poète, clodo, homo, écrivain, punk, artiste, serviteur, mercenaire, queutard, prisonnier et opposant politique, yoguiste... Edouard Veniaminovitch a remplit sa vie d'expériences pas forcément désirées, mais toujours acceptées et assumées avec une fierté prolétarienne manifeste.

Emmanuel Carrère a l'honnêteté dès les premières pages de son ouvrage de reconnaître qu'une partie de sa fascination pour le personnage étudié doit provenir de l'amplitude qui existe entre sa propre vie de bobo et celle d'un salaud ? d'un héros ? dont le destin romanesque nous parle de notre Histoire contemporaine.

Jamais dans nos vies de bourgeois, et j'entends par là celui qui ne recherche que le confort du quotidien, et ce, qu'il ait réussi socialement ou pas, nous aurons l'audace de vivre aussi intensément qu'un Limonov.

Oui, mais le personnage empeste le souffre pour certains : il a notamment créé le Parti national-bolchévique et a suivi des mercenaires serbes.

Il est certain que ni le bourgeois bien pensant dans son loft parisien, ni le bourgeois réac dans son lotissement de banlieue, ne sera jamais condamné pour des erreurs commises dans sa façon de vivre, puisqu'ils est déjà mort sans le savoir.

Les "erreurs" de Limonov, inévitables quand on ne craint pas comme lui de bifurquer et de prendre des risques, sont de toute manière à relativiser. Les provocations de Limonov n'ont jamais causé le tort que veulent nous faire croire la plupart des occidentaux touchés de ce mal actuel du goût à outrance des bons sentiments. Son expérience de la guerre en ex-Yougoslavie ? La même aux côtés des combattants bosniaques ou croates lui aurait grand ouvert les portes des salons parisiens de BHL. Son expérience politique ? Avoir critiqué le libéralisme sauvage à la chute de l'URSS et s'être opposé à Poutine aux côtés de Kasparov n'est pas ce que nous pouvons appeler du fascisme fanatique.
Comme le dit Emmanuel Carrère : "je pense que beaucoup d'amis autoproclamés du genre humain, n'ayant à la bouche que les mots de bienveillance et de compassion, sont en réalité plus égoïstes et plus indifférents que ce garçon qui a passé sa vie à se peindre sous les traits d'un méchant"... 

Au-delà de la réhabilitation de l'homme, le roman d'Emmanuel Carrère donne une irrésistible envie de relire les premiers ouvrages de Limonov et de découvrir les récents qui n'avaient plus les faveurs des frileux éditeurs parisiens.

Un héros des lettres, mais également un héros tout simplement de sa vie, voilà qui est vraiment d'après moi Edouard "Limonov" Veniaminovitch.  

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 06:38

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Et le 16 mars à 18h30 à la Librairie Torcatis de Perpignan.

Voir aussi :

"L'historien Nicolas Lebourg, refait le portrait du Front National pour Le Monde le mag" (L'Archipel contre-attaque)  

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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:16
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The Liminanas a obtenu les honneurs du magazine Les Inrockuptibles à l'occasion de la présence d'un de leurs titres sur une compilation américaine "The original Sailor Jerry presents" volume 4. 

L'article du 11 janvier dernier du pourtant très exigeant Jean-Daniel Beauvallet ne tarit pas d'éloges sur le groupe perpignanais de ces "canailles sexy comme mille, funky comme pas deux" qui "illuminent de leur présence radieuse une compilation de psychédélisme international" avec ce morceau :

 


Voir aussi la page Myspace de The Liminanas avec des morceaux (dont l'excellent "Je ne suis pas très drogue") de leur premier album produit par le label de Chicago Trouble in Mind.

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 10:24

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Le samedi 4 février à 10h10, la Médiathèque de Perpignan organise un petit-déjeuner littéraire avec Philippe Ségur pour son dernier roman : "Le rêve de l'homme lucide". Voici la critique du Monde :
 

En dix ans et sept romans, Philippe Ségur s'est imposé comme un as du cocasse, du loufoque, de l'humour - féroce - et de l'ironie sans illusions sur le monde comme il va. S'il n'a pas encore la célébrité qu'il mérite, c'est certainement en raison de toutes ces qualités. Il n'aime ni la plainte, ni le sentimentalisme, ni le pathétique. Et il est trop sagace pour emporter l'adhésion de ceux qui veulent croire que la société pourrait être bonne.

Dans Le Rêve de l'homme lucide, est-ce la lucidité qui est l'oeuvre, ou plutôt le rêve, ou un savant alliage des deux ? On change d'avis à plusieurs reprises au cours de la lecture, et à chacun de trouver sa solution. Simon Perse - mais s'appelle-t-il vraiment Simon Perse ? - est un écrivain confirmé, qui a déjà eu un certain succès, et tente d'écrire un nouveau livre, qu'il voudrait appeler Le Rêve de l'homme lucide.

Il a quitté sa femme et ses deux enfants, pour en finir avec l'imposture conjugale, familiale et sociale. "A 30 ans, dit-il, j'exerçais un métier qui ne me plaisait pas, j'étais marié, père de famille, installé et propriétaire. Je n'avais rien voulu de la vie que je menais." Il était donc temps d'y mettre un terme. Perse vit désormais dans un appartement minuscule. Il n'a toutefois pas renoncé à sa visite hebdomadaire chez son psychanalyste - et chaque consultation est prétexte à une scène désopilante.

Depuis toujours Perse est insomniaque. Une vraie pharmacie ambulante. Toutes les substances somnifères sont convoquées, et il est passé maître dans l'art de falsifier les ordonnances. Un jour, il se dit qu'il lui faut accepter de ne pas dormir. Mieux, il décide de ne plus dormir et échange les somnifères contre des excitants.

Le manque de sommeil et le fait de vivre plusieurs journées en une le rendent euphorique mais, au bout d'un certain temps, il a des hallucinations. A chaque fois, il se trouve dans un monde différent, à une époque différente. Il y a pourtant toujours une femme, la même probablement, bien qu'elle ait des identités diverses. Au bout d'un mois sans sommeil, Simon Perse ressent des malaises, notamment d'affreuses migraines. Il se décide à consulter. Son médecin, après lui avoir prescrit de nouveau des médicaments pour dormir et des antidépresseurs, l'envoie chez un neurologue. Celui-ci diagnostique une chorée de Morvan et une agrypnie, maladies graves du sommeil, et préconise une hospitalisation.

Simon Perse rentre chez lui perplexe et "passablement déprimé". "J'avalai un ibuprofène 400 mg pour faire baisser la fièvre et un décontractant musculaire, du tétrazépam 50 mg qui traînait dans ma boîte à pharmacie." De plus en plus inquiet malgré cette automédication, il décide de lire la lettre que le neurologue envoie à son généraliste. Le propos est nettement moins rassurant que celui qu'on lui a tenu. Le médecin émet des doutes sur la réussite du traitement : "Néanmoins ne nous cachons pas qu'en cas de symptôme associé d'insomnie totale (agrypnie), les chances de réussite du traitement sont connues pour être faibles." En conclusion : "Compte tenu du stade particulièrement avancé de la maladie, un pronostic fatal doit être posé à échéance d'un mois."

Quand on est soi-même condamné, que faire dans ce monde où "personne ne veut être libre. Personne ne veut réfléchir" ? Ecrire un roman, bien sûr. Et perdre le lecteur de rêve en réalité, d'hallucinations en rencontres, lui montrer, avec jubilation, dans quels pièges il tombe en cherchant à s'adapter à la société. On rit beaucoup avec Philippe Ségur. Peut-être pour croire que, comme lui, on n'est dupe de rien. Mais est-ce vraiment certain ?

Josyane Savigneau - Le Monde du 19 janvier

 

 

 
Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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