
Olivier Amiel, conseiller municipal MRC, de Perpignan, communique (...) je souhaite rappeler la teneur de mon intervention au sujet de la proposition de motion en faveur des langues de
France, c'est à dire régionales.
Le dépôt d'une motion se fait « par groupe », c'est pourquoi je ne me suis pas opposé au dépôt de la
motion lors du Conseil municipal du 17 décembre par le groupe « Nouvelle union avec la Gauche » auquel je fais partie. Cependant, le vote se fait de manière individuelle, c'est pourquoi
j'ai critiqué une nouvelle fois ce type de motions trop « déclaratives » alors que les perpignanais attendent des mesures concrètes. De plus, je ne partage pas l'idée d'une motion en
faveur d'un statut légal des langues régionales. En effet, le Conseil Constitutionnel a déjà eu l'occasion de rappeler que le principe d'unicité du peuple français empêche que soient reconnus des
droits collectifs à un groupe défini par une communauté d'origine, de culture, de langue ou de croyance. Il en va donc heureusement ainsi de la citoyenneté en France avec une République qui
refuse de différencier ses membres sur des critères objectifs (race, langue, etc.).
Publié dans L'Indépendant et le Midi Libre du 30 décembre.