
Au moment d'une crise viticole dramatique pour notre pays et notre région, je tiens à relever un « non sens » préjudiciable pour la filière des vins locaux : les buvettes du stade Aimé Giral accueillant le club de rugby de l'USAP proposent de l'alcool, mais ne servent pas de vin... seulement de la bière !
Comme la plupart des clubs sportifs, l'USAP est composée d'une Association et d'une Société sportive. Cette structure permet de doubler les dérogations temporaires à l'interdiction de vendre des boissons alcoolisées dans un stade. En effet, le nombre de dérogations accordées par la mairie est légalement limité à 10 dans l'année, mais grâce à ce doublement du quota, l'USAP peut compter sur un maximum de 20 dérogations, ce qui couvre largement les matchs à domicile (13 en championnat, 3 voire 4 en Coupe d'Europe, plus les rencontres amicales).
Par comparaison aux débordements dans certains stades de football, le monde du rugby a depuis longtemps prouvé qu'il n'était pas dangereux de proposer la vente d'alcool de premières catégories à ses supporters.
Seulement, si la brasserie présente dans le stade, et l'espace dit « Prestige » qui accueille les sponsors, proposent une carte complète, le concessionnaire chargé des buvettes d'Aimé Giral a oublié le vin... Ce qui est un tort, car les productions du département sont ainsi privées d'un espace de vente conséquent et surtout d'une vitrine commerciale intéressante à l'adresse des supporters, journalistes et officiels venant de l'extérieur.
On s'étonne qu'un club comme l'USAP qui joue beaucoup de son caractère authentique et de son identité catalane, préfère proposer à son public de la bière batave
plutôt que du Muscat de Rivesaltes !
En solidarité à notre économie viticole, il est temps aux dirigeants du club de demander au concessionnaire chargé des buvettes du stade d'ouvrir sa carte aux vins
d'ici.