Le coût de la visite présidentielle, mardi à Perpignan, est un sujet tabou. Du côté de la préfecture, c'est silence radio. A la mairie, on n'est guère plus
disert. "Cette visite ne doit pas s'analyser en termes de coût financier mais en termes d'image pour la ville" , commence Pierre Parrat, adjoint chargé de la sécurité. Avant d'admettre que
"certes, deux jours de blocus, c'était peut-être un peu excessif" et de concéder quelques heures supplémentaires à payer pour les agents de surveillance urbaine. Pour le reste, "on a seulement
regroupé les moyens de la ville sur un secteur
pendant 48 heures" . Les 5 compagnies de CRS venues en renfort auraient coûté à l'Etat, selon nos sources, 50 000 euros (hors salaires) pour le
déplacement, l'hébergement, la nourriture... Auquel il faut ajouter à peu près la même somme par compagnie de gendarmes mobiles. Ces forces de sécurité de l'extérieur auraient donc coûté quelque 80
000 euros. Les locaux, eux (sécurité publique et PAF), ont vu leurs congés supprimés et deux postes de police ont été fermés (au Moulin-à-Vent et à la gare) pour satisfaire aux exigences en termes
d'effectifs sur la visite de Nicolas Sarkozy. Et puis il y a bien sûr le staff de l'Elysée, les voitures officielles et le déplacement en avion. On estime au final que chaque visite
présidentielle coûterait 2 millions d'euros.
L'Indépendant du 14 janvier p.4.