Jean-Paul Alduy a donc décidé unilatéralement de laisser sa place de maire en faveur de son 1er adjoint, Jean-Marc Pujol. Cette triste
farce pourrait s'intituler "Au bal des incapables".
En effet, Jean-Paul Alduy avoue là son incapacité à gérer aussi bien la mairie que l'agglomération, alors qu'il s'agit d'un travail forcément complémentaire. Qu'il nous épargne le discours sur le
non-cumul des mandats, ou alors qu'il laisse son siège si confortable de sénateur... Mais surement s'agit-il plutôt d'un désintérêt de sa part à s'occuper des "petites" affaires municipales
telles que la sécurité, la propreté et la proximité... ces basses tâches qu'il ne considère pas comme dignes de sa "grandeur".
En imposant un "successeur" au début d'un nouveau mandat, Jean-Paul Alduy révèle également l'incapacité de Jean-Marc Pujol d'affronter lui même le jugement des urnes en se confrontant seul au
suffrage universel. Par cette manoeuvre, il installe son dauphin de manière autoritaire, afin de lui faciliter la tâche au prochain scrutin. Il s'agit d'un détournement pitoyable des règles
démocratiques de notre République.
Cette somme d'incapacités est grotesque et prouve un mépris éhonté envers les citoyens perpignanais. Mais Jean-Paul Alduy et Jean-Marc Pujol devraient se méfier et se remémorer la sage formule
d'Abraham Lincoln : "On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps".