Le dernier billet du romancier Patrick Besson dans Le Point serait "xénophobe" d'après le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, "minable" d'après Cécile Duflot et d'un "humour douteux" d'après Rue 89...
L'objet du "crime" est un faux discours d'Eva Joly devenue Présidente de la République : "Zalut la Vranze ! Auchourt'hui est un krand chour : fous m'afez élue brézidente te la République vranzaise. Envin un acde intellichent te ce beuble qui a vait dant de pêdises tans son hisdoire, sans barler éfitemment te doudes les vois où il a bollué l'admosphère montiale afec tes essais nugléaires, mais auzi les lokomodives à fapeur, les hauts vournaux, les incenties de vorêt, les parbekues kanzérichênes tans les chartins te panlieue, chen basse et tes meilleures, che feux tire tes bires, tes peilleures c'édait te l'humour, parze qu'il ne vaut bas groire que l'humour z'est rézerfé aux Vranzais te souche" (Lire la suite ici).
Ainsi se moquer de l'accent d'Eva Joly serait raciste... C'est oublier que Patrick Besson a toujours été un grand provocateur apprécié justement pour son ton libre et caustique raillant tout et bien souvent lui-même.
Ceux qui condamnent aujourd'hui le romancier, s'amusaient hier de son billet sur Carla Bruni qui avait fait bondir de rage Nicolas Sarkozy (Franz-Olivier Giesbert, Directeur du Point, raconte dans son dernier ouvrage l'appel téléphonique du Président de la République : "cet article est une saloperie qui mérite un cassage de gueule"). Ce sont également les mêmes qui s'esclaffent devant la pièce "René l'énervé" qui ridiculise l'ensemble de la classe politique (sauf bizarrement François Hollande que soutient Jean-Michel Ribes...).
Le mauvais "état d'esprit" de ce "drôle de coco" (comme l'appelle Jean d'Ormesson qui fait référence à son passé communiste) qu'est Patrick Besson fait finalement plaisir dans une France devenue trop bien pensante qui ferait mieux de moins se prendre au sérieux, et peut-être également de manger moins de quinoa.
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