Comme le disait si bien le poète roussillonnais Albert Bausil : « Nous sommes fiers d'être catalan avant tout, et d'être français au-dessus de tout ». Notre attachement est riche de cette dualité si singulière.
Or, l'utilisation tendancieuse du Traité des Pyrénées par les mouvements autonomistes et indépendantistes catalans semble très néfaste à cet équilibre. En parlant d' « annexion », voire de « colonisation » de notre territoire par la France, ils vont à contre-sens de l'histoire.
Ernest Renan définissait la nation comme la recherche d'une « grande solidarité », et notre intégration à la France s'inscrit dans ce mouvement.
Si le lieu d'exercice privilégié reste actuellement la nation française, il est tout à fait concevable que la recherche légitime d'une toujours plus « grande solidarité » nous
conduise prochainement à une solidarité européenne, voire universelle. Par contre, préconiser des solidarités plus réduites par une « Balkanisation » de la France, marque une
régression inacceptable.
Le Traité des Pyrénées a fait de nous des français, mais avec une particularité catalane. Ce double héritage doit nous rendre ouvert sur l'extérieur, et non étroit d'esprit.
Voir l'article de L'Indépendant