Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 09:14

La Presse française s'emballe sur une prétendue confrontation entre les Verts et le PS à l'occasion des prochaines élections régionales. Les écologistes, forts de leur score aux européennes qui les a placés à seulement 0,2 % des socialistes, se sentent pousser des ailes pour les régionales de 2010. En effet, la ligne principale du parti qui tient actuellement son université d'été, tend pour la composition de listes autonomes, chose impensable il y a encore quelques mois.

 

Seulement voilà, les deux élections sont différentes.

 

Le mode de scrutin tout d'abord n'est pas le même, et les régionales, avec la « prime au vainqueur » et ses règles strictes de partage des sièges, favorisent les listes d'union menées par des grands partis dès le premier tour. De plus, les listes d'Europe-Ecologie étaient composées de personnalités médiatiques (Bové, Joly, etc.) qui ne sont pas membres des Verts : seront-ils présents pour les régionales ? Ne seront-ils pas en concurrence avec les élus Verts issus des exécutifs régionaux sortants ?

 

Enfin et surtout, l'histoire des scrutins européens montre qu'il s'agit d'une élection singulière qui n'assure pas un avenir radieux aux formations qui y réussissent.

 

Il en va ainsi du PS qui fait un gros score aux élections de 2004, mais connait, à peine un an plus tard, un conflit interne destructeur à propos du référendum sur la Constitution européenne. Un épisode qui a des conséquences durables en divisant les socialistes, et ce jusqu'aux présidentielles perdues de 2007.

 

En 1999, les socialistes arrivent en tête, suivis du Rassemblement pour la France et l'indépendance de l'Europe que mènent Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Ces derniers devancent la liste officielle de la droite (RPR / DL), mais leur association ne fait pas long feu puisqu'ils se séparent dès 2000, et le candidat Jacques Chirac gagne la présidentielle de 2002...

 

Enfin, en 1994, les deux « sensations » aux européennes sont les listes menées par Bernard Tapie (Energie Radicale) et par Philippe de Villiers (Majorité pour l'autre Europe) qui talonnent la liste de Michel Rocard. Pourtant, ni Tapie, ni les radicaux de gauche ne profitent longtemps des lauriers de ce succès, et Philippe de Villiers réalise le score de seulement 4,7 % aux présidentielles de 1995.

 

Les français ont pris l'habitude de « se lâcher » pendant les élections européennes. Et le score des Verts peut prévoir un avenir similaire à celui de leurs adversaires historiques de Chasse Pêche Nature et Tradition qui avaient également fait un joli « coup » aux élections européennes de 1999... mais qui préfèrent désormais s'unir à l'UMP dès le premier tour des régionales.

Par Olivier Amiel - Publié dans : Le règne de Sarkozy...
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La vie quotidienne d'un citoyen perpignanais sous le règne de Nicolas Sarkozy et de Jean-Paul Alduy...
Amiel Olivier

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