Cela fait plus d'un an que Jean-Pierre Chevènement appelle à la création d'un grand parti de toute la gauche et à l'organisation de primaires "ouvertes", c'est à
dire destinées à l'ensemble des sympathisants de gauche, pour la désignation d'un candidat commun aux présidentielles de 2012.
Bien entendu, une telle demande est condamnée à demeurer un voeu pieux si elle ne vient pas du PS lui-même.
Or, les lignes semblent enfin bouger : Arnaud Montebourg a ainsi remis fin juin un rapport intitulé "Pour des primaires ouvertes et populaires" dans lequel il est préconisé
d'organiser une désignation du candidat à la prochaine présidentielle de toute la gauche par les sympathisants de toute la gauche. Un tel processus doit créer une dynamique militante autour
d'une candidature unitaire, et ce dès 2011.
L'idée d'une telle primaire à gauche n'est pas un "gadget", mais un outil nécessaire pour permettre à la gauche trop souvent divisée, de présenter un candidat et un programme de consensus et apte
à l'emporter face à l'UMP.