A son arrivée au pouvoir en 1993, Jean-Paul Alduy se faisait fort de combattre le Front National.
Au niveau des scrutins nationaux c'est raté, Jean-Marie le Pen a toujours fait de très bons scores sur Perpignan comme au premier tour des présidentielles de 2002 avec 22,73 % contre une moyenne nationale de 16,86 %, ou au second tour avec 26,23 % contre une moyenne nationale de 17,79 %, et même chose en 2007 avec un score de 14,06 % contre une moyenne de 10,44 %.
Si par contre Jean-Paul Alduy a su faire baisser les scores des candidats frontistes aux municipales : 32,71 % pour Jean-Louis de Noëll en 1995, contre 9,28 % en 2001, et 12,3 % en 2008... Cela s'explique par une absorption de l'électorat FN par Jean-Paul Alduy notamment grâce à la politique de complaisance envers l'électorat d'extrême droite. On peut citer l'autorisation d'ériger d'une stèle dans le cimetière du Haut-Vernet à la mémoire de Bastien Thierry (Lieutenant colonel de l'armée française, membre de l'OAS et organisateur de l'attentat au Petit-Clamart contre le Général de Gaulle), le soutien de Jean-Louis de Noëll à Jean-Paul Alduy en 2008, et aujourd'hui la 10e place sur sa liste pour l'épouse de ce dernier...
Jean-Paul Alduy a donc décidé de combattre le FN en proposant une seconde liste FN aux perpignanais ! Une marque de son génie certainement...