La construction actuelle du Théâtre de l’Archipel sur l’Espace Méditerranée, à Perpignan, fait débat. Elle a été au coeur de nombreuses et solides controverses.
C’est tellement vrai que, pour couper court à toute polémique grandissante, l’équipe de Jean-Paul Alduy avait décidé dès le vote en juillet 2008, de commencer le chantier, et dès la décision
du tribunal administratif en octobre 2008, de l’accélérer.
Comme pour mettre, rapidement, les Perpignanaises et les Perpignanais devant le fait accompli. Et irréversible ?
Comme, encore, ce fut le cas avec la “pharaonique fontaine” voulue par Jean-Paul Alduy et qui nous a valu d’être récemment à la une de l’émission télévisée “Combien
ça coûte ?” (TF1).
Je voudrais rappeler ici que si ladite fontaine (A l’eau si… précieuse, puisqu’au tarif d’entretien voté en décembre 2008 de 325 000 euros/ an) a déjà fait des vagues médiatiques, cela
n’est (presque) rien au regard du fabuleux et mirobolant “Théâtre de l’Archipel” dont le seul montant de loyer ( versé au groupement privé qui en est le propriétaire )s’élèverait à 313 000
euros par mois! Hors-taxes s’il vous plaît ! Et jusqu’en 2042 !!!
A partir de ces chiffres, éloquents et faramineux, osons même les qualifier d’indécents et d’insupportables par les temps de crise qui courent, je tiens à préciser ici qu’avec l’équipe qui
m’entoure il s’agit d’entamer dès à présent le redressement des finances publiques de la Ville, exactement comme nous nous sommes lancés dans le redressement républicain de Perpignan après
avoir obtenu, par la plus haute juridiction de l’Etat, l’annulation des élections municipales pour “fraude massive organisée” !
Nous ne pouvons pas nous résoudre à “subir” et à faire subir ce poids financier aux perpignanais. Il ne s’agit ni de démolir ce qui a été construit, ni de faire
licencier les personnels affectés au chantier, ni de verser une indemnité de dédit. Il s’agira de mettre en oeuvre la solution juridique adéquate, qui ne coûtera pas un centime d’euro aux
habitants de Perpignan, afin de mettre un terme à ce trop onéreux projet qui pèserait sur les finances - et les impôts- jusqu’en 2042.
Il est de notre responsabilité politique de ne pas nous contenter de regrets en continuant ce qui n’aurait jamais dû commencer.
Il est de notre responsabilité politique d’avoir du courage.