Suite à la décision du Conseil d'Etat de confirmer l'annulation des élections municipales de Perpignan, l'UMP Alain Marleix s'est dit hier « étonné » par ce jugement. Il va même plus loin puisqu'il rajoute que la décision « introduit un risque d'innombrables contentieux pour l'avenir en matière électorale ». Ce raisonnement est douteux, car il ignore une jurisprudence constante du juge administratif allant dans ce sens, et fait suggérer qu'il vaut mieux que les fraudes électorales ne soient pas contestées devant le juge.
Cette critique d'une décision de justice est d'autant plus scandaleuse que son auteur est tout de même Secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités territoriales. Ce qui n'augure rien de bon en ce qui concerne le futur redécoupage électoral dont il a la charge, et qui est déjà critiqué pour sa partialité.