par Chantal Décosse, Premier secrétaire départementale des Pyrénées-Orientales,
et Olivier Amiel, Président du comité de Perpignan.
En attendant la confirmation par le Conseil d'état de l'annulation des élections municipales de Perpignan pour fraude électorale à la chaussette, la fédération des Pyrénées-Orientales du Mouvement Républicain et Citoyen a confirmé son engagement plein et entier aux côtés de la candidate socialiste Jacqueline Amiel-Donat.
Le suffrage universel a été bafoué. Perpignan a besoin de plus de République, et nous sommes assurés que cela passe par la victoire de l'Union avec la Gauche composée des partis de progrès qui formeront ainsi une mosaïque unie dans un projet commun pour Perpignan.
Plus de République c'est la mise en oeuvre d'un programme prioritaire concernant le logement, car le nombre insuffisant de logements sociaux, l'absence d'entretien des logements existants, la connivence avec les spéculateurs immobiliers et les marchands de sommeil, sont les preuves d'un abandon caractéristique d'un pan primordial de la solidarité sociale. On se souvient du récent effondrement d'un immeuble causant la mort d'une personne.
Plus de République c'est la défense des services publics de qualité et de proximité notamment en ce qui concerne : la sécurité, car l'abandon de certains quartiers de Perpignan fragilise la situation sociale des habitants les plus démunis de notre ville, il est ainsi nécessaire de réorganiser la police municipale par une meilleure implantation des commissariats (au plus près de ceux qui en ont besoin) et par une valorisation des taches des agents (développement de la prévention et de l'écoute des populations); l'éducation, en faisant en sorte tout d'abord, que les écoles publiques redeviennent ces lieux laïcs et sanctuarisés non soumis aux pressions identitaires et consuméristes, et puis, par la défense de l'Université de Perpignan qui permet aux jeunes de ne pas quitter le département, quand ce n'est pas abandonner leurs études supérieures faute de moyens financiers ; les transports, l'annonce par la candidate de la gratuité du bus sur le territoire de l'agglomération perpignanaise va dans le bon sens avec une prise en compte du pouvoir d'achat des habitants couplée à une préservation de l'environnement ; une fonction publique valorisée, non soumise aux intérêts marchands et garante des valeurs de solidarité, de laïcité et d'égalité.
Plus de République c'est aussi rétablir l'égalité républicaine qui assure les mêmes droits et devoirs aux citoyens quelle que soit leur origine. C'est donc mettre fin au communautarisme qui empêche le « vouloir vivre ensemble » nécessaire dans notre ville multiculturelle, et ce afin d'éviter de nouveaux affrontements comme en 2005.
Plus de République c'est enfin revenir à une gouvernance citoyenne respectant la légalité républicaine, c'est donc en finir avec les passe-droits, les privilèges et manoeuvres intimidantes ou parfois frauduleuses.
Après tant d'années de mépris, le sursaut républicain de Perpignan est indispensable. Comme le rappelait notre Président Jean-Pierre Chevènement dans un message envoyé à Jacqueline Amiel-Donat en mars 2008 : « Les principes républicains doivent retrouver toute leur place à Perpignan, et seule la grande union des partis de gauche peut relever ce grand et nécessaire défi ».
Nous en serons !