Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 19:48

La garde à vue de quatre personnes interrogées depuis lundi matin dans le cadre de l'enquête sur la "fraude à la chaussette" lors des dernières municipales de Perpignan, a été prolongée de 24 heures, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Ces quatre personnes, entendues sur commission rogatoire du juge d'instruction à l'antenne de la police judiciaire de la ville, sont Mimi Tjoyas, deuxième adjointe du maire UMP de la ville Jean-Paul Alduy, et trois autres femmes proches de la majorité municipale, selon la même source.
Toutes faisaient partie du bureau électoral numéro 4 où le président, Georges Garcia, trouvé lors du second tour des municipales en possession de bulletins et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et chaussettes, avait été mis en examen en mars pour fraude électorale.
Une cinquième personne placée en garde à vue lundi matin, représentant communiste et qui avait passé peu de temps dans le bureau électoral, a été relâché lundi soir.
Par ailleurs, le procureur adjoint de Perpignan, Dominique Alzeari, a indiqué mardi qu'un deuxième juge d'instruction avait été désigné "pour s'occuper du dossier en toute sérénité".
Mardi dernier, le tribunal administratif de Montpellier avait annulé l'élection municipale de Perpignan, estimant que la fraude "à la chaussette" était avérée et que le faible écart de voix entre les candidats pouvait altérer la sincérité du résultat.
L'élection avait été remportée par le sénateur UMP Jean-Paul Alduy, qui avait devancé de 574 voix seulement la liste d'union de la gauche et du MoDem menée par la candidate PS Jacqueline Amiel-Donat.
M. Alduy a annoncé son intention d'interjeter appel devant le Conseil d'Etat, une requête qui suspendrait le jugement du tribunal administratif. Le Conseil d'Etat aurait alors six mois pour se prononcer.

AFP

Dernière minute : 3 personnes déférées après la fraude électorale à Perpignan

Trois des cinq personnes gardées à vue depuis lundi dans le cadre de l'affaire de la "fraude à la chaussette" lors des élections municipales à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ont été déférées mardi soir au parquet en vue de leur probable mise en examen, apprend-on de source judiciaire.
Les deux autres personnes convoquées lundi matin au commissariat de Perpignan ont été respectivement remises en liberté lundi soir et mardi en fin d'après-midi, a-t-on précisé de même source.

Le Point

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique locale
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