On apprend dans L'Express de cette semaine que dans le cadre d'un repas organisé par Jacques Attali pour commémorer le 10 mai 1981, Lionel Jospin avait prévenu : "qu'il n'adresserait pas la parole à Jean-Pierre Chevènement, qu'il juge toujours responsable de sa défaite, le 21 avril 2002".
L'homme qui affirmait au soir du 1er tour de l'élection présidentielle : "j'assume pleinement la responsabilité de cet échec", continue pourtant de faire un procès d'intention injuste à Jean-Pierre Chevènement.
En effet, Lionel Jospin, certain de l'emporter, a eu l'arrogance de ne pas vouloir entendre et réunir les différentes formations de gauche plurielle. Pire, il a même soutenu l'idée d'une candidature Radicale et d'Extrême Gauche. Enfin et surtout, il a méprisé le vote des classes populaires qui le lui ont bien rendu.
Si le PS ne prend pas en compte les thèmes identifiants de Jean-Pierre Chevènement et du MRC, il sera toujours naturel que des candidats portent les idées de la "Gauche qui aime la France"...