Je tire deux intéressantes leçons de la lecture du Marianne de cette semaine :
La première concerne un sondage résumé ainsi : "Ségolène Royal : Stop ou encore ?", dans lequel on apprend qu'elle est toujours considérée à gauche comme la meilleure candidate possible
pour 2012. L'étude portant sur "l'ensemble des français" donne un avantage à DSK sur (seulement) trois critères, ce que le journal interprète (comme dans mon billet du 24
août) par : "La droite lui préfère DSK"...
Deuxième leçon, dans la réplique de Nicolas Domenach au livre de BHL ("Ce grand cadavre à la renverse") : "en attendant qu'il veuille bien "dire", BHL accuse...
Jean-Pierre Chevènement. Le bouc émissaire de 2002 - la défaite de Jospin, c'était lui déjà ! - devient celui de 2007. Le "mauvais génie" de la campagne royaliste. Le noir inspirateur des pires
dérives qui auraient égaré Ségolène Royal, comme si elle n'avait pas été assez grande pour s'orienter elle-même ! La Marseillaise et la défense de la nation, la critique de Mai 68 et de
l'angélisme libertaire, la lutte contre la délinquance juvénile... Il y voit la griffe de ce vieil ennemi "maurrassien" qu'il pourfend depuis plus de trente ans. Chevènement, ce fantôme qui
hantait les réunions et les discours est "un lapsus, un symptôme d'une gauche de droite, plus à droite que la droite". Est-ce "doubler la gauche par la droite", comme l'écrit Lévy, que de
lutter contre l'insécurité ? Que de défendre avec acharnement la République et s'obstiner à reconquérir le terrain national ? La gauche, pourtant, en a fait ses chevaux de bataille autrefois,
estimant que l'insécurité était une injustice qui frappait d'abord les plus déshérités, que la patrie était le bien de ceux qui n'en avaient pas et même que l'Europe pouvait s'avérer un rêve
national généreux à la Hugo"...
Irréprochables...