Ce jeudi, Jean-Piere Chevènement tenait une conférence de presse afin d'évoquer sa démission des fonctions de maire de Belfort. Il a expliqué que son échec aux législatives était
essentiellement du fait d'un "travail de sape" mené contre lui et "enraciné dans les ambitions dérisoires et les rancoeurs injustifiées" de personnalités de gauche. Ainsi,
"plutôt que de m'exposer et d'exposer la gauche belfortaine à un nouveau déchaînement de sectarisme, j'ai préféré renoncer à briguer un nouveau mandat de maire de Belfort. Car les mêmes
causes produiraient les mêmes effets". Fort heureusement, cette décision n'implique pas la fin du "combat politique" de Jean-Pierre Chevènement : "j'entends contribuer, avec le
MRC, à la refondation de la gauche sur des bases républicaines, au plan national comme au plan départemental. Rien ne se fera qu'à partir d'un débat d'idées et j'entends préserver et développer
l'influence intellectuelle du courant républicain civique dont la France a besoin".
Cela rappelle la devise que Jean-Pierre Chevènement a fait sienne : "etiam mortuus, redeo", c'est à dire : "même mort, je reviens".