Mardi 19 février 2008
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C'est officiel, le décret n°2008-145 du 15 février 2008 supprime les Tribunaux d'instance de Céret et de Prades. Il s'agit d'une belle occasion pour remarquer l'inaction, voir
l'incapacité des députés Irles et Calvet...
La justice de proximité dans les Pyrénées-Orientales a vécu.
Par Olivier Amiel
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Lundi 18 février 2008
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Il faut redécouvrir Léon Bourgeois et sa pensée : le solidarisme. Député et ancien Président du Conseil, il va donner aux radicaux la doctrine qui leur faisait tant défaut grâce à
l'essai Solidarité en 1896. Dans celui-ci, Léon Bourgeois refuse de choisir entre "la science économique et les écoles socialistes, l’individualisme et le collectivisme […] la
méthode scientifique et l’idée morale […] la solution libérale ou socialiste", et propose une voie "non pas intermédiaire, mais supérieure". Il s'agit d'une voie supérieure à un
libéralisme qui reproduit simplement la loi du plus fort, mais également au socialisme qui peut priver l'individu de liberté. Cette voie préconisée est celle de la solidarité. L'individu est
débiteur de la société dès sa naissance, il obtient sa liberté par son effort pour la rendre plus égalitaire. Cependant, il ne s'agit pas d'une recherche de l'égalité au
point d'arrivée, mais au point de départ (égalité des chances). De plus, le solidarisme n'est pas à rapprocher de la charité, car cette dernière n'est basée que sur
le volontarisme individuel, ce qui évite de contester l'ordre établi et le régime défaillant au niveau social. C'est pourquoi le solidarisme est une doctrine politique et
juridique aux conséquences pratiques (mise en place de l'impôt sur le revenu, loi sur le minimum d'existence, assurance contre les risques de la vie...
Le solidarisme fait partie de la psyché républicaine française, cette voie supérieure peut facilement être comparée à la troisième voie gaulliste ou à la politique gouvernementale
du Parti socialiste.
Le dernier aspect du solidarisme est une propension à l'universel. Léon Bourgeois refuse d'enfermer la solidarité dans le cadre national français. C'est pourquoi il contribue à
créer la Société des Nations et reçoit le Prix Nobel de la Paix en 1920.
Voir la note de lecture sous Serge Audier, Léon Bourgeois. Fonder la solidarité, dans le numéro de février de la Revue Esprit, en attendant deux articles dans des revues plus confidentielles de droit et
d'histoire.
Par Olivier Amiel
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Samedi 16 février 2008
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Voici l'appel lancé par le magazine Marianne d'aujourd'hui, signé notamment par Ségolène Royal et Jean-Pierre Chevènement :
Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en
commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.
- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.
- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.
- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.
- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse
de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.
Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la
République.
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Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancienne ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes
Par Olivier Amiel
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Jeudi 14 février 2008
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La Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, publie aujourd'hui son classement 2008 des villes au regard de l'application de l'article 55 de la loi
du 13 décembre 2000 dite Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU). D'après cette dernière, au nom de la mixité sociale, les communes de plus de 1500 habitants en Ile-de-France et de 3500
habitants en province qui font partie d'une agglomération de plus de 50000 habitants comprenant une commune de 15000 habitants (soit plus de 700 communes en France), ont l'obligation
d'avoir au moins 20% de logements sociaux dans un délai de 20 ans.
Le classement donne les bons et mauvais élèves en évitant l'écueil d'une lecture simpliste des taux, mais en prenant en compte des paramètres tels que l'effectivité
des efforts entrepris, les contraintes économiques, environnementales, de patrimoine...
Il s'agit d'une cible récurrente de certains élus (essentiellement à droite) qui voient dans cette mesure une atteinte à leur libre administration et un risque pour leur électorat,
celui-ci considérant les logements sociaux comme synonymes de criminalité, d'insécurité, de saleté... Aussi, Patrick Ollier (Monsieur MAM) ou Yves Jego ont tenté à plusieurs reprises
d'assouplir le dispositif, en vain. En effet, il y avait un consensus important sur la nécessité de la mesure pour une meilleure solidarité, entre personnalités de gauche et de droite, Jacques
Chirac l'avait d'ailleurs rappelé lors de ses voeux en 2006.
Cependant qu'en sera-t-il aujourd'hui avec Nicolas Sarkozy, Président de la République, mais également ancien maire de Neuilly-sur-Seine, bonnet d'âne du classement ?
Classement 2008 :
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/palmares_villes_2008.pdf
Par Olivier Amiel
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Lundi 11 février 2008
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Entretien avec Stéphane Delmas pour le webzine "La Clau" au sujet de la laïcité à lire ici
Par Olivier Amiel
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Jeudi 7 février 2008
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Par Olivier Amiel
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Mercredi 6 février 2008
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Sur Canal Plus mardi matin, Jean-Pierre Chevènement a affirmé sa préférence pour Barack Obama dans la course à l'investiture démocrate : "- j'aime beaucoup Barack Obama. [c'est
votre préféré ?] - de loin ! [plus Barack qu'hillary ?] - nettement ! [pourquoi ?] - parce que je trouve qu'Hillary Clnton prend sur les affaires du Moyen-Orient et notamment de l'Iran,
des positions tout à fait extrémistes qui rejoignent les positions de Monsieur Bush. Donc ce ne serait pas un vrai changement en politique extérieure. Inversement, je trouve que Barack Obama est
un des rares parlementaires américains a avoir condamné l'invasion de l'Irak, je trouve qu'il a une certaine continuité, pour moi ça compte, je ne suis pas prisonnier de l'instant, donc je
regarde Barack Obama, et puis ensuite, il a une "bonne gueule"... faut le dire ! ".
Par Olivier Amiel
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Mercredi 6 février 2008
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"D'abord je n'ai jamais su pourquoi on se battait", sont les premiers mots de l'émouvant entretien avec Lazare Ponticelli, dernier Poilu vivant, mis en ligne sur le site
de libelabo.
Il raconte son engagement : "On voulait me mettre dans le machin de Peppino Garibaldi. J'ai refusé. J'ai dit "moi je veux être dans le régiment étranger" parce que je savais que le régiment
étranger appartenait à la France. Alors on allait faire la guerre pour la France". Il explique surtout l'incompréhension du conflit par les soldats des deux bords : "On avait des gens
devant nous qu'on ne connaissait pas. Eux ne nous connaissaient pas. Ils nous tiraient dessus. Pourquoi ? Je me disais "Comment ? On nous fait tirer sur quelqu'un qu'on ne connaît pas, il n'a
jamais rien fait!" ", et les tentatives fraternelles : "On voulait se lier d'amitié avec la tranchée autrichienne . On s'est dit : "Si on essayait d'envoyer des pierres avec des bouts de
papier pour leur faire comprendre qu'on se tire dessus alors qu'on est pas coupables ?" ". A la fin de la guerre, il monte une entreprise, il est naturalisé français en 1939 et se bat aux
côtés de la résistance.
Aujourd'hui, à 110 ans, il est le dernier survivant des soldats français de la grande guerre. Il a finalement accepté des obsèques nationales, mais "sans tapage important ni de grand
défilé" et surtout "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes".
Malgré la fin de la guerre et la joie des deux côtés des tranchées, Lazare Ponticelli se rappelle qu' "On se demandait toujours : "Pourquoi on s'est battus ?".
Par Olivier Amiel
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Lundi 4 février 2008
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Le mouvement social dans la grande distribution du 1er février est historique par sa nouveauté et son ampleur. Il marque l'exaspération de travailleurs précaires soumis à une
flexibilité grandissante.
Lors de son passage à l'émission Vivement Dimanche le 27 janvier, Ségolène Royal a invité Anna Sam, une ancienne caissière dont le succès du blog relatant des anecdotes de cette
profession ( http://caissierenofutur.over-blog.com/) va se poursuivre par la publication d'un
ouvrage en juin aux éditions Stock.
Par Olivier Amiel
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Samedi 2 février 2008
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15:00
Libération s'intéresse dans son édition de samedi à la présence de Lutte Ouvrière dans des listes d'union de la gauche pour les prochaines municipales. L'article cite par exemple
la liste menée par Etienne Butzbach (MRC) à Belfort, celle de Serge Godart (PS) à Clermont-Ferrand, sans oublier la liste de Jacqueline Amiel-Donat (PS) à Perpignan. Cependant, il n'est pas
question pour Lutte Ouvrière de perdre son indépendance, loin de là, comme le rappellent Jean-Pierre Pheulpin : "On ne dira pas amen à tout", et Liberto Plana
candidat à Perpignan : "je continue à dire ce que je pense pendant les réunions publiques de notre liste".
Même si les membres de Lutte Ouvrière relativisent la portée de leur participation aux listes d'union de la gauche, il s'agit d'un effort important, voire d'une réelle révolution, qu'il ne
faudra pas décevoir.
Par Olivier Amiel
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Jeudi 31 janvier 2008
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12:00
Voici une excellente vidéo illustrée par le morceau "Populaire" de David Salsedo (la voix du groupe Silmarils) qui sort un album solo "Wine & Pasta" le
24 mars 2008 (http://www.myspace.com/salsedo) :
Par Olivier Amiel
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Mardi 29 janvier 2008
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Jean-Paul Alduy a dévoilé sa liste pour les municipales. On attendait une ouverture à gauche, c'est en fait une confirmation à droite, voire à la droite de la droite.
Pour preuve, la troisième place est offerte à Jean-Marc Pujol, initiateur de la stèle dans le cimetière du Haut-Vernet à la mémoire de Bastien Thierry (Lieutenant colonel de l’armée
française, membre de l’OAS et organisateur de l’attentat au Petit-Clamart contre le Général de Gaulle), et du mur de la mémoire "sélective" pour lequel il justifiait la nomination d'un
comité scientifique partial : "les historiens que l'on veut m'imposer et qui, pour plusieurs d'entre eux, ont été membres du Parti communiste pendant 30 ans. ça, c'est comme si on me
demandait d'intégrer des anciens nazis repentis pour parler du 3e Reich"...
Autre preuve, la septième place qui est donnée au "sécuritaire" Pierre Parrat, proche du Mouvement Pour la France (MPF) de Philippe de Villiers.
Par contre, trahir François Bayrou ne rapporte pas : les "Nouveau Centre" Garcia et Brunet se contentent de la 25ème et 34ème place, Cabot de la 55ème et Duffo n'y est plus. D'après Jean-Paul
Alduy il y en aurait un quatrième sur sa liste (mais qui ?).
La non ouverture à gauche est justifiée par Jean-Paul Alduy : "c'est vrai que j'ai eu du mal à en trouver car il n'y a plus grand monde de valable à gauche" (L'Indépendant du 29
janvier). La vraie raison réside dans l'intérêt d'élargir son électorat à l'extrême droite, même si le Sénateur feint de s'étonner que le FN ne fasse pas plus dans le sondage
proposé par L'Indépendant.
Le cynisme de Jean-Paul Alduy atteint des sommets quand il lance la boutade : "Remarquez, l'homme le plus à gauche du département c'est encore moi". Alors pourquoi la présidence de
l'UMP ces dernières années ? Pourquoi le soutien à Nicolas Sarkozy pendant les présidentielles ? Pourquoi avoir donné satisfaction aux associations commémorant le souvenir de
l'OAS ? Pourquoi la division des communautés à Saint Jacques ? ...
Par Olivier Amiel
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