52 % pour Jean-Pierre Chevènement contre 43 % pour le candidat du Front de gauche, c'est le résultat du sondage Ifop-Paris Match publié aujourd'hui.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
52 % pour Jean-Pierre Chevènement contre 43 % pour le candidat du Front de gauche, c'est le résultat du sondage Ifop-Paris Match publié aujourd'hui.
Jean-Pierre Chevènement, candidat du MRC à la présidentielle, a appelé lundi à "ne pas céder au
lobby des Verts" qui veulent "massacrer ce qui reste de notre tissu industriel" lors de la visite de l'usine Areva de Saint-Marcel, en Saône-et-Loire.
"Je demande à ce qu'on ne gâche pas les atouts de la France. Il faut parler avec des arguments sérieux, traiter ce problème de manière responsable et ne pas en faire l'enjeu d'une carabistouille
électorale, comme dirait M. Mélenchon", a-t-il ajouté en référence aux négociations entre le PS et Europe Ecologie Les Verts (EELV) qui semblaient achopper sur la question du nucléaire.
"On ne va pas céder au lobby des Verts qui veulent massacrer ce qui reste de notre tissu industriel", a lancé le sénateur du Territoire de Belfort durant son parcours sur le site du groupe
nucléaire français dédié à la fabrication de cuves de réacteurs et de générateurs de vapeur.
Souhaitant axer sa campagne présidentielle sur "la réindustrialisation de la France", M. Chevènement a annoncé qu'il visiterait prochainement "des entreprises dans l'aéronautique, l'automobile,
la pharmacie" et "l'agroalimentaire".
"Je veux permettre la réindustrialisation de la France. Je sais, comme ancien ministre de l'Industrie, que nous avons perdu la moitié de notre base industrielle", a conclu le candidat du
Mouvement républicain et citoyen (MRC), ajoutant que le pays avait perdu, dans le domaine de l'industrie, "plus de 2,5 millions d'emplois depuis le début des années 1980".
Voir aussi :
Nucléaire : l'erreur allemande
Résumer le quinquennat de Nicolas Sarkozy en termes de bilan est une tâche peu aisée. Ce quinquennat, contrairement
aux mandats précédents, même le mandat interrompu de Georges Pompidou, laisse le sentiment d'une oeuvre mal définie : de Gaulle a exercé ses mandats en vue du projet de redresser la France,
Pompidou pour faire la transition vers un conservatisme plus classique, VGE pour moderniser en surface, Mitterrand pour changer la donne en profondeur, Chirac pour maintenir cahin-caha une France
fragilisée dans un monde qui lui échappait. Une série de contradictions obscurcissent au contraire non pas l'action, ce qui est normal, mais le fond même du projet de Nicolas
Sarkozy.
Que voulait Nicolas Sarkozy ?
Avant tout faire la "rupture" celle que la presse économique appelait de ses voeux depuis une bonne vingtaine d'années. Revoir la protection sociale, limiter le rôle de
l'Etat, en bref, mettre la France aux normes libérales. Outre une résistance mal évaluée de la société française, survient la crise financière puis économique qui va le conduire à un discours
volontariste parfois même étatiste jusqu'au sein de l'Union européenne. Ainsi éclate en morceaux le projet même qui devait donner son axe au quinquennat. On a donc des morceaux de « rupture »
comme la réforme des retraites ou le choix fiscaux sans aucune cohérence d'ensemble. Faute d'avoir cette croissance économique que le candidat était prêt à aller chercher "avec les dents", il eût
fallu revoir les priorités de la "réforme", retombée dans la banalité du libéralisme économique le plus classique.
Un quinquennat sécuritaire ? Outre qu'on aurait du mal à voir là un projet en soi, ni le redressement de la délinquance ni surtout la course de rattrapage des fait divers
sanglants à coups d'annonces législatives rarement actées n'ont pu donner une cohérence à un discours dont la réactivité et l'agitation même ont été comme un écho aux actes isolés auxquels
Nicolas Sarkozy prétendait donner un caractère emblématique.
Une société moins laïque et plus chrétienne (discours au Vatican en 2008, débat sur l'identité nationale) était l'accompagnement en termes de valeurs du projet présidentiel.
N. Sarkozy a renoncé à réviser en ce sens la loi de 1905 et, si l'on ne peut que s'en féliciter, on voit bien que c'est plus résignation aux fondamentaux de la société française que compréhension
de ses valeurs profondes.
L'atlantisme, projet majeur et traduction en politique étrangère de la "rupture". Nicolas Sarkozy choisit de se prosterner devant Bush, président dévalué et de toute façon
sortant en battant froid à son successeur qui était pourtant à l'évidence le bon partenaire. Quant au retour au sein du commandement intégré de l'Otan, il consiste à mettre fin à notre
indépendance sans aucune compensation, faisant perdre à la France le rôle qu'elle pouvait encore jouer vis-à-vis de l'Est et, bien sûr, du Sud.
Quid de la réforme des institutions ? En ce qui concerne l'exécutif, elles ont finalement résisté : le partage des rôles entre le président et le Premier ministre est en
train de revenir vers la normale, avec pour seul effet collatéral d'avoir désorienté et démotivé l'administration. Quant au Parlement, nouvelle contradiction cette fois, entre les pouvoirs
nouveaux censés accroître le rôle des assemblées et une réforme comme la "question prioritaire de constitutionnalité" qui bride au contraire le pouvoir souverain du Parlement de faire la loi. On
ne saurait oublier, au titre des contradictions, l'adoption contre le choix référendaire du peuple souverain du traité de Lisbonne.
Trop de vide et trop de plein, ainsi a-t-on envie de résumer le quinquennat qui s'achève : vide des annonces non suivies d'effet, spécialement en matière pénale et policière
; vide d'un message de « rupture » qui n'est que la reprise de la vulgate libérale mise au point au XIXe siècle et qui revient à intervalles réguliers depuis lors. Trop plein de gestes,
multiplication de discours volontaristes non suivis d'effet, de symboles inutilement provocateurs (le curé contre l'instituteur)...
Dans le manque de sens de ce quinquennat, les circonstances, sans doute, ont eu leur place. Mais savoir les intégrer, savoir dépasser son projet initial comme la plupart de ses prédécesseurs ont
su le faire, voilà ce qui aura manqué à Nicolas Sarkozy.
Voir aussi :
Marie-Françoise Bechtel face à François Bayrou
A venir :
Débat sur la citoyenneté en France par l'association Idencité, à Perpignan vendredi 25 novembre à partir de 19h (Salle des Libertés)
Infos pratiques : http://www.idencite.fr/
Ce jeudi à 18h, le Politologue Olivier Rouquan présente à la librairie Torcatis de Perpignan son dernier ouvrage "Culture territoriale" (Editions Gualino) dans lequel l'auteur s'interroge sur "qui fait quoi" entre les collectivités territoriales et l'Etat central en France.
La présentation sera suivie d'un débat entre Henri Sicre (ancien Député PS) et François Calvet (Sénateur UMP), animé par Nicolas Caudeville.
Voir aussi :
França no hauria de confiar massa en el seu triple A, atorgat per les agències de notació i, alhora, criticar una actitud suposadament irresponsable dels Estats europeus del sud, com l’espanyol o el portuguès.
En efecte, el seguidisme dels dirigents francesos davant d’una política econòmica alemanya insolidària és la causa principal dels greuges actuals. França no hauria d’haver deixat mai que la moneda única es construís sobre unes bases tan dolentes :
L’obsessió alemanya per la lluita contra la inflació, que ha dut a atribuir aquesta missió única a la institució independent del Banc Central Europeu (BCE), priva de governar econòmicament, fet que seria molt necessari per asolir el creixement, l’ocupació i una política factible d’intercanvi davant del dòlar o altres iuan, lliura i ien. L’absurda prohibició del BCE per comprar de nou titols de deute sobirà ha estat assenyalada, massa lleument, com un intent de derogar el reglament per tal de limitar l’especulació…
D’ara endavant seguir Alemanya en el camí de l’austeritat permanent seria un nou error. Els plans de rigor ens conduirien cap a una recessió dramàtica respecte de la creació de llocs de treball, els drets socials adquirits i el consum. En canvi, un pla de rellançament concertat ens permetria d’aixecar el cap.
No hi ha alumnes bons i alumnes dolents a Europa. Hi ha bàsciament conceptes molt diferents en relació a les finances públiques segons si parlem dels països del nord i dels països del sud. Aquests s’han de tenir en compte per una renovació completa del sistema : modificació dels estatuts i missions del BCE, baixa de l’índex de càlcul de l’Euro, preferència comercial comunitària… Si s’implanten a temps, aquestes disposicions permetrien d’abastar millor crisis futures i d’evitar la pèrdua de la moneda única. Amb tot, si les coses anessin així, el pla alternatiu consistiria en l’establiment d’una moneda comuna per a les transaccions internacionals, que encapçalaria el retorn de les monedes estatals, que fluctuarien amb uns marges que tots negociaríem.
La politica(és a dir, la voluntat sobirana dels pobles) ha d'utilizar l'economia i no al revés.
Olivier Amiel
Delegat nacional del Moviment Republicà i Ciutadà, que lidera a Fraça l'exministre Jean-Pierre Chevènement.
Jean-Pierre Chevènement vient d'annoncer au journal télévisé de France 2 qu'il sera candidat à l'élection présidentielle de 2012.
Une bonne nouvelle pour la République et la France.