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Dans son édition de mercredi, le Canard Enchaîné revient sur le rôle strictement électoral du nouveau Secrétaire d'Etat : Edouard Courtial.
Le remplaçant de David Douillet voyage ainsi beaucoup (et parfois en compagnie de son épouse) pour aller à la rencontre des français installés hors de France.
Le seul intérêt de tant de rencontres ? Organiser la campagne UMP pour les 11 nouvelles circonscriptions des français de l'étranger... aux frais de l'Etat, bien entendu.
Un diplomate confie au Canard : "D'un côté, on baisse les budgets des consulats de 30%. De l'autre, on voit débarquer ce type qui nous réclame d'organiser une réception pour les expatriés, qui sont très sensibles aux invitations à l'ambassade"...
Un vrai mélange des genres proche de l'utilisation frauduleuse de fonds publics pour la campagne électorale des prochaines législatives.
Le coût de cette manoeuvre est difficile à déterminer, car seuls apparaissent dans le budget du Ministère des Affaires étrangères les 770 000 euros d'indemnités du Secrétaire d'Etat et de son cabinet. Cela ne comprend donc pas les frais de fonctionnement, dont les voyages en classe affaires à travers le monde : Chine, Allemagne, Argentine, Chili, Etats-unis, Corée, Norvège, Singapour... D'après le Député René Dosière qui s'est spécialisé dans la dénonciation des gabegies publiques : "Ce type-là va nous coûter 2 à 3 millions".
Sur sa fameuse co-signature de la proposition de loi visant à permettre la perte de nationalité pour les citoyens non domiciliés fiscalement en France, Edouard Courtial se défend sans rire : "le secrétaire d'Etat que je suis désormais regrette que le député que j'étais ait signé cette proposition". Pas grave, de toute manière il a fait effacer son nom par un procédé légalement très discutable...
Voir aussi :
Un ministère "nul", mais électoraliste
Le secrétariat d'Etat aux Français de l'étranger, un calcul politicien
Né en 1921, Edgar Morin est un penseur connu mais heureusement pas toujours reconnu dans les milieux scientifiques
Sa ronflante Méthode – qui établit que les effets d’une action nous échappent souvent en provoquant des conséquences méconnues – comble surtout des médias trop heureux d’avoir sous la main un théoricien tout-terrain aux analyses grandiloquentes.
D’ailleurs, la femme, l’entreprise, le football, la France, l’Europe, les pays de l’Est, les pays arabes, le monde… sont, pour Edgar Morin, complexes.
En quelques années, Edgar Morin a ainsi réussi à amener la gauche à jeter Marx et ses analyses tranchées aux poubelles de l’histoire. Car avec Edgar Morin, c’est beaucoup plus complexe et parfois même un tantinet ésotérique (La Voie). Il est donc insensé, à ses yeux, de faire preuve de volontarisme politique.
Ce livre se propose également de mettre en lumière l’invraisemblable réseau politico-médiatique et aussi universitaire qui, depuis les années 1970, a complaisamment permis la diffusion de telles thèses. De sa fameuse « complexité » à sa « métamorphose » plus récente, Edgar Morin est ainsi devenu la caution par excellence du conservatisme politique.
Et en avant pour les dissidents indignés !
Présentation provenant du site des éditions Golias
Riches héritiers, anciens patrons du CAC 40…, le magazine suisse Bilan publie la liste des plus grosses fortunes françaises exilées dans les cantons helvétiques. Et comme le disent les fiscalistes "Ce n’est pas que pour la beauté du lac Léman!"
Belle mentalité : "Prends l’oseille et tire-toi!" On ne peut s’empêcher de comparer avec Bill Gates, 59 milliards de dollars amassés, qui vit toujours à Seattle, dans l’État de Washington, et dit n’avoir plus qu’un but dans la vie : "Rendre à la société qui l’a fait riche." L’Américain est reconnaissant à l’Oncle Sam. Le Français, lui, s’essuie les pieds sur Marianne, en expliquant que son pays est un "enfer fiscal". Hum… Qu’on ne nous raconte pas d’histoire : toutes ces fortunes exilées n’en seraient pas là si elles n’avaient pas eu la chance de naître dans "l’enfer" hexagonal.
Mais si les milliardaires américains restent aux États-Unis, c’est aussi pour une raison toute simple : ils sont assujettis à l’impôt fédéral. Aux États-Unis, rien ne sert de fuir, où que vous résidiez dans le monde, vous devez payer au fisc l’impôt fédéral. Sinon, c’est la prison! Voilà une belle idée qui pourrait forcer nos grandes fortunes à tester leur patriotisme. Pourquoi ne pas instaurer, aussi, en France, un impôt fédéral? Sinon, on vous retire le passeport! Certes, on peut penser que certaines grandes fortunes n’hésiteraient pas à rompre avec leur pays, pour prendre, par exemple, la nationalité suisse. Gare… Car dans ce cas, ces exilés fiscaux ne pourraient plus profiter du régime fiscal suisse si attractif. On voit toute l’hypocrisie du système – le "forfait fiscal" de la Confédération n’est valable que pour les étrangers qui y résident! Les Helvètes, eux, en sont privés. Allez, hop, messieurs : payez vos taxes, comme tout le monde. Comme les pauvres!
À l'occasion du débat sur la citoyenneté organisé par l'association Idencité, le vendredi 25 novembre, Marie-Françoise Bechtel, ex-directrice de l'ENA, vice-présidente de la Fondation Res Publica, et Directrice de campagne du candidat Jean-Pierre Chevènement, revenait à Perpignan et nous donnait une interview. L'Europe, l'Allemagne, la France, les marchés et le triple A des agences de notation en sont le menu.
Le dernier billet du romancier Patrick Besson dans Le Point serait "xénophobe" d'après le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, "minable" d'après Cécile Duflot et d'un "humour douteux" d'après Rue 89...
L'objet du "crime" est un faux discours d'Eva Joly devenue Présidente de la République : "Zalut la Vranze ! Auchourt'hui est un krand chour : fous m'afez élue brézidente te la République vranzaise. Envin un acde intellichent te ce beuble qui a vait dant de pêdises tans son hisdoire, sans barler éfitemment te doudes les vois où il a bollué l'admosphère montiale afec tes essais nugléaires, mais auzi les lokomodives à fapeur, les hauts vournaux, les incenties de vorêt, les parbekues kanzérichênes tans les chartins te panlieue, chen basse et tes meilleures, che feux tire tes bires, tes peilleures c'édait te l'humour, parze qu'il ne vaut bas groire que l'humour z'est rézerfé aux Vranzais te souche" (Lire la suite ici).
Ainsi se moquer de l'accent d'Eva Joly serait raciste... C'est oublier que Patrick Besson a toujours été un grand provocateur apprécié justement pour son ton libre et caustique raillant tout et bien souvent lui-même.
Ceux qui condamnent aujourd'hui le romancier, s'amusaient hier de son billet sur Carla Bruni qui avait fait bondir de rage Nicolas Sarkozy (Franz-Olivier Giesbert, Directeur du Point, raconte dans son dernier ouvrage l'appel téléphonique du Président de la République : "cet article est une saloperie qui mérite un cassage de gueule"). Ce sont également les mêmes qui s'esclaffent devant la pièce "René l'énervé" qui ridiculise l'ensemble de la classe politique (sauf bizarrement François Hollande que soutient Jean-Michel Ribes...).
Le mauvais "état d'esprit" de ce "drôle de coco" (comme l'appelle Jean d'Ormesson qui fait référence à son passé communiste) qu'est Patrick Besson fait finalement plaisir dans une France devenue trop bien pensante qui ferait mieux de moins se prendre au sérieux, et peut-être également de manger moins de quinoa.
Voir aussi :
L'accord entre Europe-Ecologie-Les Verts et le Parti socialiste a fait couler beaucoup d'encre. Mais peu de commentaires sur les propositions culturelles du texte qui oscillent entre le creux, le flou et le néant.
A lire ici
Voir aussi :
"Pour une politique culturelle ambitieuse, mais non ruineuse" Les Echos.fr
"Projet de l’UMP pour
la culture : trop de mots, pas assez d’idées…" Le Cercle Les Echos
"Plutôt que de réduire la zone euro à un noyau dur de pays membres, pourquoi ne pas garder tous les membres de la zone euro et favoriser une plus grande souplesse économique et politique"
Tribune de Christian Hutin, Député MRC à lire sur le site Atlantico
En 1986, Jean-Pierre Chevènement a voté l’Acte unique, sans avoir mesuré toutes ses conséquences futures, comme il l’analysera dans "La France est-elle finie ?" (Prix du livre politique 2011). En 1992, lors du référendum sur le Traité de Maastricht qui prévoit de créer une monnaie unique, il est l’un des principaux hérauts du Non. Il dénonce alors une construction bancale, mal pensée, avec une Banque centrale indépendante inféodée aux intérêts de la rente et calquée sur les statuts de la Bundesbank. Il propose alors, avec d’autres, de préférer le projet de monnaie commune, plus souple et plus respectueux de la pluralité des nations européennes. En 2005, lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen (TCE), il fait à nouveau entendre sa voix et appelle à rejeter un texte qui graverait dans le marbre une orientation libérale et inadaptée à la situation européenne. Depuis longtemps, Jean-Pierre Chevènement appelle de ses vœux une "Europe européenne", confédération d’Etats nations, telle que le général de Gaulle l’avait imaginée, seule perspective réaliste pour que la France pèse encore demain.
A voir sur le site de perpignan-politique.info