Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 02:20

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Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique locale
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 00:53

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Une coïncidence ô combien symbolique m'avait échappé en septembre dernier : Au moment où Robert Badinter et Pierre Mauroy quittaient le Sénat, Christian Bourquin et Alain Bertrand l'intégraient... Une nouvelle expression de la "Crise de l'esprit" si chère à Paul Valéry...

 

La crise de l'esprit (2)

 

La crise de l'esprit

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique locale
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 19:10

Kim-Jong-il-Monsieur-Cinema.jpeg

La mort de Kim Jong-il ne représente pas seulement la perte d'un des plus importants dictateurs aux ambitions militaires démesurées.

Il s'agit également de la disparition d'un Monsieur Cinéma "monstrueux" : auteur d'un traité sur le septième art (livre épuisé), il est également le réalisateur de films dont la plus grande fresque historique sur son pays (un bel hommage à son dictateur de père Kim Il-sung) et producteur d'autres oeuvres dont un Godzilla "historique" et "pédagogique" pour les masses.

La collection privée du Président composée de plus de 20 000 films ferait pâlir d'envie la plupart des cinémathèques occidentales.

Plus  méticuleux que Stanley Kubrick il n'hésitera pas à kidnapper des réalisateurs, des acteurs et des actrices de Corée du Sud ou du Japon afin de servir l'art cinématographique de son pays.

Plus ambitieux qu'Howard Hugues il fera construire d'énormes studios à Pyongyang dans lesquels une plaque commémorative rappelle les 11 890 recommandations du Président sur les tournages de films (statistique à relativiser car datant de 2003).

Finalement, personne ne peut aujourd'hui se dire plus "fou"... de cinéma, que ne l'a été Kim Jong-il, prêt à affamer tout un peuple pour sa passion.

 

Voir aussi le reportage de The Vice Guide to Film sur Rue 89 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 12:06

Petit Bateau Relocalisation

C'est la dernière posture des branchés. Après la folie du bio, ils ne jurent désormais que par le local. Le modeux s'habille français. Non pas qu'il ait viré à l'extrême-droite, adepte d'une Marine Le Pen récemment autoproclamée "candidate des PME et du made in France". Non non, le modeux n'a que faire de politique. Selon une récente étude du Credoc, 64% des Français "se déclareraient prêts à payer plus cher des produits industriels-fabriqués en France plutôt qu'hors de l'Europe". Après la vague du néo-vintage, de la mode flashback, les nouvelles marques pointues qui font aujourd'hui parler d'elles sont toutes "made in France". Une hérésie économique en pleine crise ?

Explosion des sites dédiés

C'est sur la toile que l'appel de l'hexagonal est le plus visible. Nombre de sites dédiés ont fleuri ces derniers mois. Les Ambassadrices.com propose aux petites boutiques des quatre coins de la France de vendre sur le Net. La vitrine électronique ayant l'énorme avantage pour les petits créateurs de réduire les coûts et d'être visible. A la fois boutique multi-marques et créatrice, French-trotters a ouvert son site made in France, labelleechoppe.fr. "Lorsqu'on a lancé notre marque fabriquée entre Paris et la Bretagne, il y a trois saisons, on a vu les gens très intéressés. On a voulu aller plus loin en ouvrant un site, raconte le fondateur Clarent Dehlouz. On y achète en ligne des coussins produits à Paris, un pull marin Frenchtrotters fait dans le Morbihan, des desert boots made in Basse-Normandie, des sacs Bleu-de-Chauffe de l'est de la France.

Nouveau venu aussi sur le web : SoParisienne.com joue le côté franco-français avec de jeunes créateurs comme les sacs Tampico fabriqués à Limoges ou les vestes parisiennes de Cavalier Bleu, et des vieilles maisons telles que les gants Maison Fabre ou La Pantoufle du Berry. S'il fallait trouver un point commun stylistique à cette nouvelle génération, c'est qu'elle fabrique une mode à la fois moderne et néoclassique, utilise de belles matières dans des coupes simples. Chic mais pas tendance, et furieusement bobo.

Conserver le savoir-faire

Entre marques historiques et derniers rejetons, la famille made in France est très éclatée. Même chez les marques "héritage", on trouve tous les dosages du label France : Repetto dopée par ses ventes va agrandir son usine de Saint-Médard d'Excideuil en Dordogne, d'ici 2012. Petit Bateau a réussi à maintenir 70% du tricotage et de la teinture dans son usine de Troyes, en plus de ses deux autres usines en Tunisie et au Maroc. En revanche, la marque Mont Saint-Michel, dont le nom est tout un symbole, n'a plus d'usine propre et n'a gardé que 20% de sa production en France. "Nous devons assumer les contraintes d'un développement industriel. Donc nous produisons aussi en Europe et en Chine. Mais la production française permet de conserver le savoir-faire en termes de style et de fabrication."

Petites productions

Les plus jeunes créateurs n'ont pas encore ce dilemme du passage à l'industriel. C'est eux qui dépoussièrent la fabrication française. Leurs ateliers ne sont pas seulement disséminés dans toute la France mais aussi nichés dans les 10e et 11e, anciens quartiers industriels de Paris. Petites productions et recherche de qualité : les deux paramètres qui conduisent logique ment au made in France. La marque Roseanna vient de lancer sa première collection de chaussures produites à Paris et leur prêt-à-porter est réalisé à 80% en France.

"On déniche des fournisseurs très spécialisés. Avec 20.000 pièces par an, on est sur des volumes compatibles avec le modèle français." Jeune marque de chaussures, Jacques & Démétera, elle, réinvesti le berceau du soulier de Romans-sur-Isère. "Deux ateliers d'une dizaine d'artisans étaient prêts à travailler avec nous. Le fabricant que nous avons choisi nous a accompagnés tout au long du processus, explique le fondateur, Maxime Van Rothem. Avec seulement six modèles à produire, cela aurait été plus compliqué de se tourner vers le Brésil ou la Chine."

Inflation chez les consommateurs

Cocasse, certaines jeunes marques se sont relocalisées après une courte expérience en Inde. C'est notamment le cas du duo de Maison Labiche, deux jeunes créatrices célèbres pour leurs T-shirts brodés sur mesure, qui feront bientôt un petit happening chez Colette. Ou encore de la griffe Suzie Winkle, vendue chez Centre Commercial, rue de Marseille (Paris, 11e) ou chez Franck et Fils. C'est finalement en France qu'elle a trouvé les tissus et les boutons qui collaient à son exigence de qualité. "Ce n'est pas un outil marketing, corrige la créatrice, cela rejoint ce vrai souci du détail, de la finition.

Il y a une vraie inflexion chez les consommateurs, qui ont envie de produits qui durent." Et même si le manteau est à 450 euros, "les points de vente demandent du réassort. Oui, on ne fabrique pas dans les mêmes usines que Zara et on ne se prend pas des marges de cochon !". Bérangère Claire fait du made in France sans tomber dans la com : "Ce qui est intéressant, pour moi qui n'ai pas une production gigantesque, c'est le côté pratique, la proximité des ateliers, à Paris et en Moselle. Dans dix ans, si je fais des gros volumes, je diversifierai peut-être en Europe."

Même avec des prix élevés, ces marques rencontrent leur public. Les clients sont revenus de l'équation prix chers-qualité moyenne-production à la chaîne hors les murs. Ils veulent de l'authentique et l'argument made in France, synonyme d'excellence, tombe à pic. Seul risque : que cela se résume à un simple propos marketing. Après le greenwashing du bio, gare au localwashing !

Séverine De Smet et Céline Cabourg - Le Nouvel Observateur

 

Voir aussi :

 

"Le protectionnisme, c'est l'avenir" par Axel de Tarlé

 

Nos emplettes sont nos emplois... (2)

 

Nos emplettes sont nos emplois...

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 00:06

Harkis-devant-les-Invalides.jpg

En 1961, Claude Lanzmann traitait les harkis de "chiens". Aujourd'hui, dans sa préface du dernier numéro des Temps modernes qui leur est consacré, le directeur de la revue estime qu' "il n'est pas tolérable que cette communauté soit marquée à jamais d'un stigmate de honte et que sa tragique histoire reste comme ensevelie, ignorée de la majorité des Français".

Que de chemin parcouru par les militants de gauche d'Algérie, révoltés par la torture, les exécutions de militants du FLN, et qui partageaient le plus souvent la clandestinité des "porteurs de valises" du réseau Jeanson! En ce 50e anniversaire des accords d'Evian, qui marquèrent la fin de la guerre d'Algérie et le début du long calvaire des harkis, ces derniers ont enfin droit d'apparaître autrement que comme des "collabos". Les Temps modernes leur accordent tout au long de ce numéro, à travers leurs témoignages ou ceux d'écrivains et de spécialistes du drame algérien, ce droit d'exister qu'ils n'ont pas souvent eu.

Car une seule chose compte : ces supplétifs de l'armée française, comme tant d'autres avant eux en Indochine, furent abandonnés en Algérie par la France, au mépris de sa parole. Bon nombre d'entre eux y furent massacrés dans des circonstances atroces, quand ceux qui avaient réussi à gagner l'Hexagone y furent relégués dans des camps qui ne font pas plus honneur à notre pays.

François Malye - Le Point du 15 décembre

 

"Alger s'éloignait, et arrivait jusqu'à eux le hurlement des harkis que l'on égorge. C'est ce qu'ils se dirent, les harkis que l'on égorge, mais pour garder en eux-mêmes une certaine courtoisie, un certain tact. Mais ils le savaient bien, ils avaient vécu dans ce pays de sang, ils le savaient bien que les cris qui s'élevaient de la foule agitée du front de mer étaient ceux de harkis que l'on démembre, que l'on émascule et brûle tout vifs, et qui voient dans le brouillard de larmes sanglantes, leurs larmes et leur sang, les bateaux partir"

Alexis Jenni - L'art français de la guerre (Gallimard).

 

Voir aussi :

 

"Je ne vous oublie pas" d'Emmanuel Sabatié

 

Pour une reconaissance par la France de sa responsabilité dans le drame des Harkis

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Principes républicains
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 17:15
Par Olivier Amiel - Publié dans : Droit
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 00:05

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Ce n'est finalement pas une légende, Jean-Luc Mélenchon est bien un Député européen absentéiste...

Il est classé 715e Député le plus absent sur 736 avec seulement 66,67 % de présence en assemblée plénière.

C'est peu pour le "révolutionnaire" qui touche tout de même son indemnité de 7956 euros bruts, ses 4299 euros de frais généraux, et son indemnité annuelle de voyage de 4243 euros.

Seule consolation pour le candidat du Front de Gauche : Marine Le Pen, Rachida Dati et Philippe de villiers arrivent à faire pire...

 

Le classement : Votewatch.eu.

 

Voir aussi :

 

Constant et cohérent ? Quand Jean-Luc Mélenchon défendait Maastricht...   

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 07:40

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Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 22:45
Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 05:54

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Né le même jour qu'Aristide Maillol il y a 150 ans (8 décembre 1861), Georges Méliès est mis à l'honneur dans deux films sortant ce 14 décembre :

- "Le voyage extraordinaire", un documentaire de Serge Bromberg et Eric Lange sur le grand succès de Georges Méliès en 1902 "Le voyage dans la lune", suivi d'une version restaurée de celui-ci avec une nouvelle bande originale par le groupe Air. 

- L'adaptation du roman de Brian Selznick "L'invention d'Hugo Cabret" par Martin Scorsese, dans lequel un jeune orphelin rencontre Georges Méliès après sa faillite et sa reconversion dans la vente de jouet.

Voici donc, deux hommages sous deux angles différents pour celui qui demeure, comme le rappelle si bien Jean Tulard : "le cinéaste sans qui le cinéma ne serait pas devenu le premier spectacle du monde".  

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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