Culture

Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 06:58

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 Ahmed Ben Naoum, tout comme le sujet de son intervention, est un personnage hors normes ! Passionné, accessible, précis et tellement convainquant, ses analyses coulent (presque) de source, tout comme son engagement dans la discipline. Professeur à l'université de Perpignan, ses publications et ses interventions en font un spécialiste reconnu internationalement. Autant dire que c'est une immense chance, pour l'équipe du service lecture de la Communauté de communes et pour le public du territoire, qu'il ait accepté d'animer cette conférence autour du "Rôle de la femme dans les 1001 nuits".

Un thème qui lui est apparu, au début des années quatre-vingt dans une manifestation de femmes à Aix-en-Provence : "c'était pour la journée de la femme, l'ambiance était bon enfant, quand soudain des youyous ont retenti. Les femmes maghrébines mais aussi les Françaises se sont mises à danser. Ce spectacle, rare, hors contexte m'a fait véritablement prendre conscience de l'importance de cette culture et de cette force". Dès lors Ahmed Ben Naoum s'engage dans cette quête, plus tard il se retrouve au coeur du Sahara (à In Salah) et assiste à une soirée où les jeunes racontent des histoires de femmes, de mariage forcé, d'amour... Une révélation qu'il explique : "Le conte rétablit des vérités. Sa stratégie se construit sur l'ambiguïté de la relation homme-femme et non de la domination et de l'exploitation à sens unique. Le conte marque la différence entre les deux sexes, celle de l'intelligence sociale et politique. Il permet de construire un déséquilibre qui entrechoque les inégalités".

Calqué sur l'universalité, le conte qui prend ses origines en Inde, en Perse et dans le monde arabe est incroyablement riche, c'est donc à travers le fil conducteur puisé dans "le" livre des 1001 nuits (Kitab) que l'anthropologue va développer son argumentaire : "L'acte est langage, et les femmes ont une intelligence propre qui est celle de l'intuition. L'histoire de ce conte évoque aussi la légitimité et la légalité du mariage. Là est aussi toute l'ambiguïté du statut de la femme dans la société, par son pouvoir elle est le pivot de la société !" Et Ahmed Ben naoum, dans une sincérité totale et un engagement déterminé de conclure : "Si on ne provoque pas, on ne peut pas réfléchir !"

Autant dire que cette conférence (entrée gratuite) de vendredi à 18 h 30 à la médiathèque (de Saint-André), s'annonce des plus passionnantes

 

Véronique Parayre - L'Indépendant.

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 20:25

Les Echos

A lire sur Le Cercle Les Echos : ici

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 06:07

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En 2013, Marseille aura le plaisir d'accueillir les visiteurs du monde entier au
titre de capitale européenne de la culture. Certains peintres locaux seront mis sous une lumière
discrète, Chabaud, le fauve avant les fauves, Seyssaud le peintre des couleurs de la Provence, Ziem le peintre des barques vénitiennes. D’autres, d’envergures internationales, Renoir, Matisse, Marquet, Picabia, Picasso, Dufy, seront les têtes d’affiche.

Il est dommage que leurs contemporains provençaux ne puissent être vus, dévoilés, dépoussiérés. Y a-t-il un manque de courage dans la prise de risque en se réfugiant derrière les valeurs picturales financièrement reconnues ? Quelles empreintes, dépassant le simple acte consumériste,  laisseront ces peintures venues de grands musées Parisiens ou de collections privées internationales ?

Il est regrettable que la relation entre l’art et le politique, l’art et l’engagement ne soient pas considérés. L’art et la société se nourrissent mutuellement et  s’ennoblissent dans une dimension sociale et historique.
Marseille a connu différents courants de peinture durant le XX°  siècle, l’expression moderne y prend part. Les peintres du groupe des prolétariens auxquels succédèrent les peintres du peuple, ont su exprimer un lien entre l’histoire et l’homme. Une nouvelle dimension artistique émergea soutenue notamment par André Malraux et  Louis Aragon. Ce courant retient donc mon attention.

Marseille s’est construite sur une succession de conquêtes sociales et d’oppositions qui l’ont consacrée rebelle. Marseille a aussi été une ville industrielle. Ce passé de militantisme du front populaire, de la résistance au gouvernement de Vichy, des luttes syndicales fut célébré et connut une gloire artistique grâce aux peintres prolétariens puis grâce aux peintres du peuple : ils dessinaient l’horreur des bombardements du trait profond de leur mine, ils peignaient les métiers du port du poids de leurs pinceaux, ils lissaient les crevasses du travailleur et illustraient les petits métiers, ils transformaient les usines en cathédrales de couleurs.

Voilà l’intérêt du devoir de mémoire que nous leur devons aujourd’hui.  Dès 1930, la naissance du groupe des peintres prolétariens avait pour but de donner une image à la fois exacte et emblématique de la réalité industrielle. Les initiateurs de ce groupe, Antoine Serra, François Diana , Pierre Ambrogiani, Louis Toncini, André Turcot, Raymond Fraggi, considéraient que la peinture
n’était  pas faite pour décorer mais qu’elle était aussi et surtout un instrument politique et de combat social. Ils avaient compris que leur lutte sociale était aussi de réconcilier l’art et le peuple.

Ces deux dernières décennies, nous  avons vécu une période dans laquelle le monde ouvrier a disparu ou est méprisé. La France aurait- elle pris congé avec les mouvements ouvriers et avec sa propre histoire ?  Le financier a supplanté le travailleur et à l’échelle de l’union européenne, il a été calculé et assumé  froidement qu’une politique de rigueur se fera au détriment d’au moins 10 %  de la population active qui sera rejetée vers le chômage.  Aujourd’hui, le paysage industriel a
disparu de notre ville et de sa périphérie, la fermeture récente de Netcacao et prochaine de Fralib en est une triste et finale illustration.  Nous avons la mémoire artistique et culturelle de ce que furent les usines, les ouvriers et leurs combats. Cela serait une sage décision de redonner à ces peintres témoins de leur temps, la juste place de leur valeur sociale, culturelle et historique. Cette mise en avant  sur la scène européenne en 2013 participerait à déconstruire symboliquement une Europe  donnée au libéralisme.

Les peintres prolétariens, mais d’autres aussi plus contemporains,  devraient avoir leur deuxième actualité en 2013. La création d’une exposition permanente dans un musée marseillais serait un engagement politique fort qui réconcilierait exceptionnellement Marseille avec son passé. Cet acte, porté par une conviction se détachant du normatif artistique et de l’influence du marché de l’art, soutiendrait les ateliers locaux et la culture locale passée, présente et future. Marseille serait de même à l’avant-garde en revendiquant par une expression artistique, une réhabilitation du travail face au revenu du capital,  la défense de l’ouvrier par la préservation de son outil de travail et la lutte contre les délocalisations assassines. 

L’acte en serait d’autant plus révolutionnaire qu’il pourrait être initié par une mairie de droite, à défaut il le sera forcément par une mairie de gauche. 

Cédric Matthews , 1er secrétaire du MRC comité de Marseille

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 06:54

Koons Versailles

L’information a été révélée par Vincent Noce dans Libération d’aujourd’hui (30 août dernier) et nous pouvons la confirmer : Jean-Jacques Aillagon ne bénéficiera pas d’une dérogation et devra faire valoir le 1er octobre prochain ses droits à la retraite. 
Que le président de Versailles ne puisse aller au delà de ses 65 ans pour terminer son mandat, malgré les nombreuses exceptions à la règle est une chose. Que son remplaçant soit Catherine Pégard en est une autre, infiniment plus choquante. Cette nomination annoncée (mais qui ne devrait être confirmée que demain, en Conseil des ministres), dont Vincent Noce avait évoqué l’hypothèse le 2 mai dernier, est considérée comme acquise depuis déjà plusieurs mois et nous en avions eu nous-même confirmation provenant de plusieurs sources au plus haut niveau.

Nous ne rappellerons pas ici à quel(s) titre(s) Catherine Pégard mériterait la fonction de présidente de l’Etablissement Public de Versailles puisqu’elle n’en possède aucun. Celle-ci n’a jamais en effet travaillé de près ou de loin dans le domaine des musées ou de la culture et n’a aucun cursus universitaire qui la prédisposerait à ce poste. Catherine Pégard est une journaliste politique comme le rappelle sa fiche Wikipédia. Elle a fait presque toute sa carrière au Point avant d’être nommée en 2007 conseillère du Président de la République et depuis mars 2008 en charge de sa cellule politique
C’est donc une nomination politique désormais que celle de président de Versailles, et cette affaire va décidément encore bien au delà de ce que nous dénonçons depuis déjà plusieurs années.

C’est une véritable gifle pour les conservateurs de musée et pour les historiens de l’art en général que vient de leur donner le président de la République, sans que Frédéric Mitterrand ne s’y oppose. Il n’en a évidemment pas les moyens, d’autant que celui-ci - chose peu connue - doit en partie à Catherine Pégard sa propre nomination à la tête de la Villa Médicis en 2008 qui lui servit de tremplin pour devenir ministre. Elle s’était en effet activement engagée dans le processus de désignation. 
Un premier pas avait été franchi à Versailles avec la nomination de Christine Albanel. Mais jusqu’ici, les administrateurs propulsés à la tête des Etablissements Publics avaient au moins un vernis culturel qui leur donnait une apparence de légitimité. Même Xavier Darcos aurait été mieux à sa place. Jean-Jacques Aillagon avait fait toute sa carrière à des postes de ce type, jusqu’à devenir ministre de la Culture. Désormais, ceci n’est plus nécessaire. Il n’est même plus possible de parler d’Enarchie. N’importe qui, pourvu qu’il plaise au prince, peut demander la présidence d’un musée.

Jean-Jacques Aillagon était, sous bien des points, critiquable (et nous ne nous en sommes pas privé ici), il avait au moins un véritable amour du château et, de l’aveu même des conservateurs, prenait en compte leurs opinions. Sa plus grande faute aura sans doute été de faire modifier les statuts de l’établissement, reléguant les scientifiques à un rôle somme toute mineur dans la gestion du domaine et donnant au président la responsabilité de la programmation des activités culturelles et scientifiques ainsi que des publications de l’établissement. 
Dans la série « les promesses n’engagent que ceux qui y croient », rappelons l’engagement de Nicolas Sarkozy avant son élection : « Je proposerai la ratification des principales nominations de fonctionnaires ou d’autorités par les commissions compétentes de l’Assemblée, afin qu’elles ne soient plus le produit de la connivence, mais de la compétence ». On admirera la manière dont le président de la République française respecte sa parole et nomme selon les « compétences ». Il reste à espérer que la nouvelle présidente en sera consciente et laissera les conservateurs s’occuper du château.

 

Didier Rykne

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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 06:01

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A lire : ici

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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 00:07

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Tribune à lire sur le site Internet du journal Les Echos : ici

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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 12:17
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 12:14
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En fin de semaine, débute le festival de photojournalisme "Visa pour l'image", ainsi que "Visa Off". A noter pour ce dernier l'exposition présentant de très intéressantes photos "avant/après" du quartier Saint-Jacques chez les commerçants du quartier.

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 05:44

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Après avoir donné un coup de baguette, pardon un coup de fouet aux rayons librairie, Harry Potter a boosté la fréquentation des salles de cinéma. Cet été encore, les septièmes et dernières aventures cinématographiques du jeune magicien anglais ont permis aux exploitants de passer un été magique. 'Harry Potter et les reliques de la mort' arrive très largement en tête des box-offices de cinq cinémas locaux. Il est le film le plus vu cet été dans le département. Les exploitants doivent aussi leur belle saison à la météo, quasi automnale au mois de juillet. Un vrai temps à se faire une toile !

1. Mega Castillet
125 392 entrées

"Cet été, il y a beaucoup de gros films américains : 'Harry Potter', 'Cars 2', 'Captain America', 'Green Lantern', 'La Planète des Singes'... quasiment un block-buster par semaine, note Jacques Font, 'patron' des cinémas Castillet, et puis la météo a été bonne pour nous pendant quelques jours de juillet". Le Mega Castillet a même battu son record d'entrées quotidiennes avec 8 136 tickets vendus le 17 juillet ! "Il n'y a pas eu de mauvaise semaine, poursuit Jacques Font, en moyenne, on a réalisé 400 entrées quotidiennes supplémentaires par rapport à 2010. L'été devient de plus en plus une bonne période et avoir 14 salles permet de garder les films à l'affiche plus longtemps et de sortir toutes les nouveautés". Le Mega Castillet a enregistré 516 053 entrées depuis le début de l'année dont 125 392 depuis le 1er juillet, soit 7 000 de plus par rapport à l'été 2010.

- Le TOP 5* du Mega Castillet :

1-Harry Potter : 32 739 entrées
2-Cars 2 : 8 887
3-Les Schtroumpfs : 6 664
4-Case Départ : 6 564
5-Kung-Fu Panda 2. 6 537


2. Mega CGR : 84 392 entrées
Pour Nourédine Daouadji, qui vient de prendre la direction du Méga CGR de Rivesaltes, "cela faisait longtemps que l'on n'avait vu tel phénomène". Le phénomène Harry Potter, évidemment... «Le film a fait le plein durant deux semaines sans discontinuer. Mais si nous avons eu droit à un bel été, c'est aussi parce que la météo a joué en notre faveur, et parce que la programmation estivale a été très familiale et éclectique".

- Le TOP 5* du Mega CGR :

1-Harry Potter
2-Kung-Fu Panda
3-Cars 2 
4-La Planète des Singes
5-Les Schroumpfs

3. Castillet : 14 405 entrées
« On est satisfait car le marché français est en baisse et qu’on observe nous une légère hausse de fréquentation dans ce contexte », sourit Jérôme Quaretti, directeur et programmateur du Castillet. Un bel été donc qu’il attribue lui aussi à Harry Potter bien sûr mais également au management des salles du centre-ville. « Ce résultat est aussi dû à tout le travail d’accompagnement des films : avant-premières, invitations des réalisateurs et acteurs, soirées spéciales, parution de notre Gazette... C’est indispensable quand, comme nous, 80 à 100 % de la programmation est “art et essai” ».
- Le TOP 5* du Castillet :
1-HarryPotter : 4 498 entrées
2-Une Séparation : 1 611
3-Cars 2 : 1 312
4-Le Moine : 1 304
5-Omar Ma Tuer : 1 106

4. Clap Ciné :21 300 entrées
A cheval entre Le Barcarès et Leucate, les P.-O. et l’Aude, le “miniplexe” Clap Ciné est ouvert depuis tout juste deux mois et bat déjà des records. 21 300 entrées enregistrées depuis le 15 juin alors que le prévisionnel à l’année était de 42 000 entrées ! « C’est la chance du débutant », sourit Frédéric Perrot, exploitant indépendant de trois salles et 450 sièges. « On fait un très très bon été, se réjouit-il, ça a décollé le 12 juillet à la sortie d’Harry Potter cumulée au mauvais temps, ça a fait un bon cocktail ».
- Le TOP 5* de Clap Ciné :
1-Harry Potter : 5 020 entrées
2-Cars 2 : 1 540
3-Les Tuche : 1 320
4-L’Elève Ducobu : 1 313
5-Transformers 3 : 1 309

5. Le Lido : 4 181 entrées
Avec 4 181 spectateurs depuis le 1er juillet, le cinéma de Prades et son unique salle de 239 sièges s’offrent un bel été. « Ça se passe bien, confirme le responsable Jean-Pierre Auger, et au-delà des sorties, c’est grâce à une stratégie de programmation qu’on a mise en place. On a cherché des liens avec les acteurs locaux, créé une passerelle avec Le Castillet grâce à laquelle les films arrivent plus tôt. On fait ainsi des sorties nationales ». Le Lido a déjà vendu 219 de tickets de plus qu’à l’été 2010 et attend « plus de 28 000 entrées » annuelles contre 25 689 en 2010.
- Le TOP 5* du Lido :
1-Harry Potter : 918 entrées
2-Cars 2 : 624
3-La Planète des Singes : 378
4-Transformers 3 : 198
5-Une Séparation : 163


*Les TOP 5 ont été établis entre le 1er juillet et les 15, 16, 18 ou 19 août 2011.

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 13:28

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Voici la très belle critique de David Fontaine dans le Canard enchaîné de cette semaine sur la sortie de quatre documentaires de la série "Citoyens abandonnés" tournés entre 1971 et 1975 par Shohei Imamura. Seul bémol : les films ne sont projetés en France que dans une seule salle parisienne, Captain America a droit à plus de 500 écrans dans le pays...

 

Nippons des soupirs

Les déclassés et les humiliés du rêve expansionniste nippon puis de la renaissance du Japon sur ses cendres : entre 1971 et 1975, le réalisateur Shohei Imamura (1926-2006, double Palme d'or) a consacré une série de documentaire aux soldats perdus de la Seconde Guerre mondiale restés en Malaisie ou en Thaïlande, et aux prostituées en kimono exportées de force dans les années 1910 à Singapour, devenues de petites vieilles ridées et rieuses qui témoignent doucement...

Tournées de manière artisanale dans un austère noir et blanc, quatre de ces docs restés inédits en France sortent aujourd'hui en salles : une tranche crue et palpitante coupée au sabre dans l'histoire officielle japonaise. Dans le film consacré aux soldats restés en Thaïlande (1971), un repas arrosé oppose un ex-soldat prolo pacifiste qui vitupère la "sauvagerie" de l'armée nippone et l'empereur de ce "pays de salauds" à un nationaliste pur et dur, nommé Matsu, qui a attendu treize ans après 1945 le retour de l'armée japonaise en Asie, se vante d'avoir brûlé des civils, sabré femmes et enfants mais aussi exécuté d'un coup de pelle des conscrits nippons "mauviettes"... tout en lançant ensuite à la caméra : "Si j'avais été encore soldat, j'aurais tué l'autre sur place pour avoir insulté l'empereur".

Or dans le film suivant, "La brute revient au pays natal" (1973), le même Matsu retrouve sa soeur au Japon, après trente-trois ans d'exil, et défie à mains nues son grand frère méprisant qui doute de ses blessures militaires. Puis lâche, plein de rancoeur, que lui aussi, à la fin de la guerre, voulait "trucider l'empereur", mais sans laisser à personne le droit de l'insulter !

Une terrible généalogie de la violence.

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 00:08
Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 00:59

 

 

Dans ce documentaire/court-métrage produit par Autour de minuit et récompensé dans de nombreux festivals, le collectif du Broadcast Club filme avec beaucoup de beauté une simple journée dans un camping proche de la dune du Pyla. Cette évocation estivale est magnifiée par la musique du groupe Limousine. Au final, ce 17 août 2008 nous offre un grand moment de cinéma. 

 

Site d'Autour de minuit

 

Limousine sur myspace

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Législatives 2012

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Atika El Bourimi Ahmed Sobban Législatives 66

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La France est-elle finie - Jean-Pierre Chevènement 

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