Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 00:26

La Clau

L'amélioration des chiffres de la délinquance dans les Pyrénées-Orientales, consacrée l'année dernière par une baisse de 5,7%, serait le fruit de "manipulations", d'après le conseiller municipal perpignanais Robert Folcher. L'ancien "superflic" du Pays Catalan fait valoir son expertise à des fins politiques.

 

La baisse de la délinquance générale, de 5,72% en 2010 par rapport à 2009 dans les Pyrénées-Orientales, révélée mardi par la Préfecture de Perpignan, est contestée par l'ancien directeur de la Police Nationale sur le territoire. Robert Folcher, conseiller municipal d'opposition à Perpignan, sous la bannière du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, nous a transmis ce vendredi une tribune consacrée à la sécurité. Les chiffres officiels, qui stipulent aussi une baisse de la délinquance de "proximité" de 8%, située dans une diminution permanente évaluée à 17% depuis 2003 selon le Ministère de l'Intérieur, seraient parallèles à une "réalité tout autre" et une situation "inquiétante", notamment à Perpignan, d'après l'élu. Dressant un long catalogues de violences selon la nomenclature appropriée, l'ancien expert, qui semble conserver son sens de l'observation, affirme que les autorités ne retiennent "que les bons chiffres, tout en occultant ceux qui stigmatisent leurs échecs", dans une stratégie de "manipulations".

A titre d'exemples, M.Folcher cite des bilans de la délinquance qui ne comprendraient que les 20 premiers jours des mois étudiés et des "consignes données aux policiers afin d'éviter d'enregistrer des plaintes pour des délits mineurs", avant de déplorer "où déposer plainte à proximité de son domicile quand les bureaux de police sont fermés trop tôt ou pas assez implantés ?". L'élu républicain, qui s'offre la formule "la délinquance baisse mais la criminalité augmente", critique également une "régression constante" des effectifs et des moyens de la police nationale et de la gendarmerie, tout en montrant du doigt la nouvelle Brigade Spéciale de Terrain (BST), créée en août 2010, qui "peine à regrouper une douzaine de policiers". Sans vraiment basculer dans le scénario catastrophe, l'ancien patron des forces de l'ordre du Pays Catalan indique "les caméras ne remplaceront jamais une présence policière physique", et avance un principe de gauche. Il conclut en effet en défendant une "action préventive, sur le lien de confiance entre la population et sa police, sur le rétablissement du dialogue policiers-jeunes des quartiers défavorisés". Pour mémoire, la police de proximité a été lancée en 1999 par Jean-pierre Chevènement, alors ministre de l'Intérieur, avant de réapparaître, sous la forme de BST imaginées par l'actuel titulaire du poste, Brice Hortefeux.

 

Publié par La Clau

 

Voir aussi :

 

Entretien de Robert Folcher par Nicolas Caudeville

Par Olivier Amiel - Publié dans : Conseil Municipal de Perpignan
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 00:32

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Le premier ouvrage de Douglas Kennedy, écrit en 1985 (publié en 1988, et réédité en français par Belfond en 2010), est un récit de voyage de l'auteur de "L'homme qui voulait vivre sa vie" dans une Egypte loin des clichés, et très complexe, qui a tantôt versé du côté de l'URSS, puis des Etats-Unis : "La résultante de ces coups de coeur et de soleil était une nation désorientée, fiévreuse, ne sachant plus vraiment où se situer".

 

"Au-delà des pyramides" offre une série de portraits succulents d'autochtones partagés entre traditions et occidentalisation, et de piteux touristes venus vivre une expérience "coloniale" aux bords du Nil...  

 

L'ouvrage marque surtout un sens de  l'anticipation de l'auteur qui relate les différends entre musulmans et coptes : "Le fait de proclamer "Nous sommes tous frères" pouvait véhiculer deux messages différents : maintenir l'image d'une "entente cordiale" entre les deux religions, mais aussi exprimer la crainte de conséquences effroyables au cas où ce fragile équilibre volerait en éclats", et le risque de révolution contre le régime : "Dans un pays où le taux d'analphabétisme atteint soixante-dix pour cent, la population a peu d'intérêt pour la chose politique, certes, mais si elle perçoit que les choix gouvernementaux menacent sa précaire subsistance quotidienne elle se transforme en une force imprévisible", et ce, plus de 25 ans avant les évènements actuels...

 

Voir la page consacrée au livre sur le site de Belfond

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 00:38

 

Le dernier film de Gaspar Noé est certainement le grand absent des nominés pour les César 2011.

 

Sous le prétexte d'une histoire de défonce dans un Tokyo halluciné, "Enter the Void" est une bien meilleure réflexion sur la mort et l'Au-delà que le dernier film de Clint Eastwood proche d'un épisode des "Routes du Paradis" avec Michael Landon (c'est dire !).

 

Si le traitement du film peut apparaître trop choquant voire "dérangeant", la prestation de l'actrice Paz de la Huerta aurait certainement mérité une nomination en tant que jeune espoir féminin, et la prouesse du réalisateur qui signe une véritable "claque esthétique" au moins une nomination aux César dit "techniques" (image, son, musique, décor...), si ce n'est à celle de meilleur réalisateur.

 

Ironie du sort, l'invité d'honneur de la cérémonie 2011 est Quentin Tarantino qui avait mis "Enter the Void" dans ses 20 films préférés de l'année...

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 13:28

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En adoptant à l'unanimité une délibération portant sur un partenariat entre les Universités Senghor d'Alexandrie et de Perpignan, l'Assemblée départementale a ouvert la voie à une coopération positive pour notre territoire et pour les relations nord/sud.

 

En effet, ce partenariat va permettre la mise en place d'un codiplôme prestigieux entre notre université locale et l'Université internationale francophone au service du développement africain qu'est "Senghor". Cet opérateur de la francophonie a été voulu par le Sommet des chefs d'Etat à Dakar en 1989, et installé à Alexandrie le 4 novembre 1990 en présence notamment d'Abdou Diouf, de François Mitterrand et de Léopold Senghor... Association internationale à but non lucratif, l'Université est essentiellement financée par la France, la Belgique, la Suisse et le Canada.

 

La francophonie et le développement du continent africain par le concours des pays occidentaux, sont de justes causes qu'il est nécessaire de promouvoir afin d'accomplir le voeux de Léopold Senghor en faveur de "cet humanisme intégral qui se tisse autour de de la Terre, cette symbiose des énergies dormantes de tous les continents, de toutes les races qui se réveillent à leur chaleur complémentaire". 

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Autre
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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 13:13
Par Olivier Amiel - Publié dans : Conseil Municipal de Perpignan
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 13:40

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Suite à une série de rendez-vous entre les responsables des deux formations politiques dans les Pyrénées-Orientales, le Mouvement Républicain et Citoyen a décidé lors de son assemblée générale départementale de soutenir les candidats du Parti Socialiste aux prochaines élections cantonales de mars.
 
Pour le MRC, il est important que la politique menée par le groupe majoritaire de gauche puisse continuer dans notre département afin de pérenniser les mesures de solidarité, d'aménagement du territoire et de développement économique, bénéfiques pour les habitants. Et ce, dans le cadre d'une réforme des collectivités territoriales injuste que la gauche dans son ensemble doit condamner en vue d'une possible abrogation en 2012.
 
Aussi, le MRC soutient Pierre Aylagas (Argelès-sur-mer), Caroline Bernard (Las Cobas - Bompas), Alain Boyer (Sournia), Toussainte Calabrèse (Bas-Vernet), Agnès Carayol (Haut-Vernet), Jean-Louis Chambon (Saint-Jacques), Christian Dunyach (Prats-de-Mollo), Pierre Estève (Saint-Paul-de-Fenouillet), Dominique Gazo (Canet), Jean-Jacques Lopez (Rivesaltes), Bernard Loupien (Prades), Jean-Luc Molinier (Mont-Louis), Michel Moly (Côte-Vermeille), et René Olive (Thuir).
 
En photo : Marie-Pierre Sadourny (1er Secrétaire Fédéral du PS 66) et Patrick Médina (Responsable MRC 66 des relations entre partis politiques) devant l'Hôtel du Département à Perpignan. 

 

Blog du MRC 66

 

 

Voir aussi :

 

Article de La Clau

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique locale
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 00:05

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Le journal catalan El Triangle qui vient de fêter en 2010 son vingtième anniversaire, célèbre aujourd'hui la sortie de son numéro 1000.

 

Le premier hebdomadaire en langue catalane est à l'image de son Fondateur et Directeur, l'engagé Jaume Reixach (photo), fidèle à une certaine idée du "journalisme de combat" qu'on peine parfois à retrouver en France.

 

Bien que marqué à gauche, le journal El Triangle est une référence reconnue par l'ensemble de l'échiquier politique, mais également par le milieu économique et industriel catalan.

 

La sortie du numéro 1000 coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle formule dirigée vers l'international grâce à un impressionnant réseau de correspondants : de New-York à Bruxelles, en passant par l'Amérique du Sud et la France.

 

Encore bravo et bon vent à El Triangle "per molts anys" !

 

Site d'El Triangle

 

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Autre
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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 19:30
Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 07:02

Harki

La discrimination positive existe en France, à l'égard d'une communauté: les enfants de harkis. Une circulaire du ministère du travail, de l'emploi et de la santé, datée du 20 décembre 2010 et dont Mediapart a pu prendre connaissance, la promeut, discrètement, mais au-delà de ce que prévoient les dispositifs classiques, dans le secteur public comme dans le secteur privé.

Cette directive concerne les contrats aidés pour l'année 2011. Adressée notamment aux directeurs de Pôle emploi et aux préfets, cette circulaire demande à tous ces acteurs de mobiliser l'an prochain les contrats aidés pour les publics les plus en difficulté dans leur recherche d'emploi: jeunes, chômeurs de longue durée, seniors... Une note de bas de page mentionne également «les enfants de Harkis» comme public ciblé. La formulation est un peu alambiquée (voir le texte ci-dessous), écrite en petits caractères, mais l'intention ne fait pas de doute. Elle n'est d'ailleurs pas niée par le ministère du travail, qui, pour les explications, préfère toutefois botter en touche.

La gêne est palpable: aucune autre communauté n'est ainsi explicitement citée dans le reste de la circulaire. Officiellement, la loi interdit en France la discrimination ethnique ou raciale (voir la circulaire de cet été visant explicitement les Roms), et ne l'autorise que pour rétablir des inégalités territoriales ou socio-économiques, par exemple lorsque des politiques publiques visent spécifiquement des quartiers sensibles. Ces deux critères ne peuvent s'appliquer aux harkis qui forment une communauté basée sur des fondements historiques et politiques.

 

«C'est une population qui est marginalisée»

 

En 2007, Nicolas Sarkozy avait clairement laissé entendre que cette définition devait évoluer, en ce qui concerne les harkis. Puis il a précisé sa pensée dans un discours prononcéau retour d'un voyage officiel en Algérie: «Pour les enfants de harkis dont les parents ont servi la France, qui ont dû fuir leur pays et que la métropole a si mal accueillis, j'ai demandé au gouvernement de mobiliser tous les moyens pour mettre en œuvre une politique de formation, une politique individualisée d'accès à l'emploi, une politique d'accès au logement, une politique particulière d'accès à la fonction publique. Je souhaite les voir plus nombreux aux postes de responsabilité administratifs, économiques, politiques, médiatiques.»

Imaginé depuis 2007, et confié à la Mission interministérielle aux rapatriés en 2008, le Plan emploi pour les enfants de harkis a été mis en œuvre à partir de 2009. Sans être officiellement borné à un âge ou à une génération en particulier, ce plan a prioritairement pour cœur de cible les enfants de harkis qui ont aujourd'hui entre 40 et 60 ans, et dont les parents sont arrivés en France à la fin de la guerre d'Algérie.

« L'ambition de ce plan était de ramener le taux de chômage des harkis, qui touche 40 % de la communauté, à la moyenne nationale, qui est de 8 % (NDLR : un peu moins de 10% en fait)», explique Djelloul Minouni, président de la Fédération des harkis des Pyrénées-Orientales, et membre du Haut conseil aux rapatriés de 2008 à 2010.

Renaud Bachy, président de la Mission interministérielle aux rapatriés, récuse ce taux de chômage, au titre qu'«il n'y a aucun chiffre car il est impossible de tenir des statistiques sur l'origine ethnique». Il n'en est pas moins d'accord avec le diagnostic: «C'est une population qui est marginalisée, des gens qui ont eu des parcours chaotiques, qui vivent le plus souvent en zone rurale et qui sont peu mobiles. Depuis des années, quel que soit le gouvernement, on a toujours mis en place des mesures spécifiques: avant, un patron touchait une aide financière s'il embauchait un harki. Nous, on a décidé de normaliser tout cela et de faire rentrer l'aide aux harkis dans les dispositifs de droit commun.»

Comme par exemple la loi, votée en 2008, donnant aux enfants de harkis la possibilité de postuler à des emplois réservés de la fonction publique (postes de fonctionnaires accessibles sur dossier mais sans passer par les concours). «Les enfants de harkis sont considérés comme des enfants de pensionnés de l'armée française, qu'ils soient militaires ou supplétifs, explique Jean-François Amadieu, directeur de l'Observatoire des discriminations de l'université de Paris-I Panthéon-Sorbonne. On considère donc que leurs parents ayant servi la France, ils méritent une aide. C'est très spécifique, mais dans ce cadre, cela respecte un principe du droit français. »

 

«L'argument de la réparation n'est pas recevable»

 

Pour autant, ce plan emploi va plus loin que de simples emplois réservés, car il favorise spécifiquement l'insertion des fils de harkis aussi bien dans le domaine public que privé, par le biais des contrats aidés ou par une attention particulière demandée aux agents de Pôle emploi. En février 2008 déjà, le Plan espoir banlieue demandait aux entreprises signataires du fameux «engagement national» de réserver «un accueil privilégié», aux enfants de harkis, au même titre que les jeunes vivant dans des zones sensibles, selon un rapport de la Halde.

Les enfants de harkis bénéficient aussi d'une aide à la création d'entreprise, via le dispositif NACRE mis en place en 2009. « Bien sûr, cela suscite des jalousies, concède Djelloul Mimouni. On se dit, pourquoi eux? Mais nous considérons qu'il ne s'agit que de réparer une injustice, parce que notre communauté a été dévastée par le passage dans les camps, par l'échec scolaire et le repli sur soi qui ont suivi notre arrivée en France.»

C'est bien, selon les mots de Nicolas Sarkozy, la notion de réparation qui prévaut:«Je n'ai pas peur du mot discrimination positive, affirmait-il, toujours lors de ce discours aux harkis de 2007. Si l'on ne reconnaît pas que des gens ont plus souffert que d'autres, on ne peut pas leur donner plus. La République, c'est de ne pas donner la même chose à chacun, c'est de donner plus à celui que l'Histoire a conduit à avoir tellement moins

que les autres.» Une manière aussi de flatter une communauté forte de plusieurs centaines de milliers de personnes, dont les représentants avaient en 2007 appelé à voter Sarkozy dès le premier tour.

Depuis, le président de la République a plusieurs fois tergiversé sur la question de la discrimination positive: un temps tenté par le modèle américain de quotas pour les minorités visibles, il a ensuite fait machine arrière, ses propositions de réforme de la Constitution à ce sujet ayant été retoquées par la commission ad hoc présidée par Simone Veil. Publiquement, le président se contente donc désormais de parler «d'égalité des chances», sans pour autant oublier de donner des coups de pouce à certains, quitte à aller au-delà du cadre formel de la loi.

«L'argument de la réparation n'est pas recevable, estime le spécialiste Jean-François Amadieu. Le plan-emploi pour les harkis est normalement borné à une législation connue, qui concerne les emplois réservés pour les enfants de pensionnés, quels qu'ils soient. C'est une logique, stricto sensu, ayant trait à ceux qui ont servi la France et leurs enfants et cela a été acté par le ministère de la défense. On ne fait pas de réparation pour ceux, qui, pour une raison ou une autre, ont souffert d'un préjudice, ou alors il faut prendre en compte d'autres vulnérabilités, comme les enfants issus de l'immigration maghrébine par exemple. Nous sommes, dans le cas de cette circulaire par exemple, bien au-delà de ce dispositif. »

Renaud Bachy, maître d'œuvre du Plan emploi, a une tout autre manière de voir les choses: «Moi, si mes enfants ont un problème pour trouver du travail, je décroche mon téléphone et je vais les aider. Un enfant de harki, bien souvent, ne peut demander de l'aide à son père, qui parfois ne sait même pas lire. C'est une population qui a besoin d'être plus accompagnée que d'autres. Les enfants de harkis sont discriminés comme les autres personnes d'origine maghrébine de France, mais ces derniers sont en général plus urbains et plus jeunes donc ils sont déjà ciblés par d'autres dispositifs.»

Selon Simon Wuhl, sociologue et auteur d'un ouvrage sur la discrimination positive et la justice sociale, «c'est un problème courant d'interprétation de la loi: quand on fait une politique de la ville par exemple, implicitement et même si ce n'est pas dit directement, on vise effectivement les enfants d'immigrés. Ces statuts dérogatoires n'empêchent pas les problèmes de fond, qu'il faudrait plutôt traiter par des réponses structurelles, comme l'accès à l'éducation par exemple.»

Djelloul Mimouni, à l'image d'une très large partie de la population harkie, fustige lui le simple «effet d'affichage, sans rien de concret»: «Nous savons bien que toutes ces promesses de Sarkozy sont faites à des fins électorales, tout comme sa prétendue volonté de reconnaître la responsabilité de la France dans le massacre de harkis, ce qu'il n'a jamais fait officiellement... 2012 arrive, cela va recommencer.»

La nomination de Jeannette Bougrab, elle-même fille de harki, à la tête de la Halde en février 2010, avait pu être interprétée comme un signe de réconciliation avec la communauté. Et malgré un bilab contestable au sein de la Haute autorité de lutte contre les discriminations, cette professeur de droit a fait partie des nouveaux entrants dans le gouvernement remanié de novembre dernier, nommée secrétaire d'Etat à la jeunesse et à la vie associative. « A titre personnel je suis content, c'est une fille de harki donc une forme de reconnaissance, explique Djelloul Mimouni. Mais nous ne sommes pas concernés par son portefeuille. Vous savez, cela fait 47 ans que l'on attend... Et ce sont surtout les enfants de la deuxième génération qui sont visés. La troisième génération, elle, passe à autre chose. Les hommes politiques jouent la montre et attendent simplement que le temps passe.»

 

 

Voir aussi :

"Je ne vous oublie pas" d'Emmanuel Sabatié

 

Djelloul Mimouni sur France Bleu Roussillon

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 06:17

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Jean-Marc Auguet, gérant de la société EUGéNIE PRODUCTION, implantée à Toulouse, vient d’adresser (le 13 janvier 2011), une lettre recommandée avec accusé de réception à Gilles Foxonet, maire de Baixas et vice-président de l’Agglo PMCA (Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération), en sa qualité de secrétaire départemental de l’UMP des Pyrénées-Orientales.
Dans ce courrier, le chef d’entreprise toulousain s’étonne que l’UMP des P-O ait pu accorder l’investiture UMP à l’ex-secrétaire départemental du Front National (FN) dans les P-O, Jean-Louis de Noëll, pour les prochaines élections cantonales des 20 et 27 mars 2011, sur le canton du Bas-Vernet (Perpignan IX).
Jean-Marc Auguet souligne « Qu’au début du mois d’octobre 2009, M. De Noëll, à la tête de FRUITLEG, a volontairement – et pour des raisons incohérentes que nous soupçonnons à vocation malhonnête – décidé de ne plus honorer aucun paiement dus, au préjudice de ma société, EUGéNIE PRODUCTION, préjudice qui s’élève à 130 000 euros. Aucune proposition de la part de M. De Noëll n’a trouvé réponse à nos différents courriers pour trouver une solution amiable au règlement de la dette. Devant ce mutisme, nous avons assigné par devant le Tribunal de commerce de Perpignan la société FRUITLEG, représentée donc par M. De Noëll. Le tribunal, en délibéré, a ordonné le règlement de la dette, assortie d’un préjudice et d’une exécution provisoire. Aucune proposition de M. De Noëll, qui a estimé pour toute réponse de se pourvoir en Appel afin, nous pensons, de gagner du temps… et lui permettre d’être un candidat sans tâche ? Nous avons donc, résignés et contraints, assigné la société FRUITLEG devant le Tribunal de commerce de Perpignan au vue de prononcer une procédure d’ouverture en redressement judiciaire, ce que nous avons obtenu le 25 novembre 2009.
– « Nouveau silence de M. DE Noëll qui n’a rien trouvé de mieux qu de créer, le 15 décembre 2010, une nouvelle société, SAS, au capital de 15 000 euros, en son nom JEAN-LOUIS DE NOËLL, avec le même objet commercial et… lui-même en tant que président ; vous le savez ceci est formellement interdit dans le cas d’une procédure judiciaire en cours, mais cela n’a pas effleuré la bonne moralité que devrait avoir M. De Noëll. Nous nous posons la question de savoir comment M. De Noëll s’est procuré les 15 000 euros pour le capital ?… alors qu’il a été incapable de verser à ce jour le moindre centime d’euro des 160 000 euros représentant la totalité de la créance plus les intérêts qui courent (…). Devant cet état de faits nous avons saisi immédiatement le mandataire judiciaire et l’administrateur pour leur signaler ce fait délictueux afin qu’ils prennent les mesures nécessaires, qui devront être la mise en liquidation immédiate de la société FRUITLEG et celle nouvellement créée JEAN-LOUIS DE NOËLL, et voir prononcer une extension au gérant, M. De Noëll, pour détournement d’actifs et malversations. En tant qu’adhérent à l’UMP dans le département de la Haute-Garonne, je suis surpris du choix de M. De Noëll pour représenter les intérêts du canton Perpignan/ Bas-Vernet (…). Je sais que M. De Noëll se gorge de dire qu’il est intouchable à Perpignan, qu’il a le soutien du maire actuel de Perpignan ainsi que de l’UMP locale (…). Dans l’attente de vous lire (…) ».
Et le chef d’entreprise toulousain de joindre à cette lettre les photocopies des fiches K BIS des entreprises de M. De Noëll, ainsi que de la requête adressée à l’administrateur judiciaire.

 

Publié dans Ouillade.eu

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique locale
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 06:59

Après avoir renouvelé sa Présidence départementale, et sachant convaincre l'ensemble des Présidents et délégués de CCI de notre région, Bernard Fourcade est devenu hier le Président de la CRCI du Languedoc-Roussillon. Cet organe qui est renforcé par la loi de juillet 2010 doit devenir une structure primordiale pour le développement des entreprises et du milieu économique en général.

 

Voir aussi :

 

Bernard Fourcade a "80 %" de chances d'être Président de la CCI régionale

 

Elections à la CCI de Perpignan : Les limites du Poujadisme de Bruno Delmas

Par Olivier Amiel - Publié dans : Autre
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 13:23
Par Olivier Amiel - Publié dans : Principes républicains
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Législatives 2012

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Atika El Bourimi Ahmed Sobban Législatives 66

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Contributions :

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L'Humanité

Vidéos :

Prix du livre politique 2011

La France est-elle finie - Jean-Pierre Chevènement 

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