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Bernard Fourcade en campagne
On le sait, le président de la CCI perpignanaise brigue la CCI du Languedoc-Roussillon. Il a reçu le soutien
appuyé de Christian Bourquin et d'Hermeline Malherbe lors de sa campagne départementale et il en bénéficie encore pour sa quête régionale puisque le président de région le donne vainqueur « à 80%
». Mardi soir, lors de son installation quai De-Lattre- de-Tassigny, Bernard Fourcade a semblé donner un coup de main aux 'candidats Bourquin' aux cantonales en évoquant le controversé 3e quai de
Port-Vendres. « Il est indispensable au développement du port et penser le contraire est complètement irresponsable », a dit le président lors de son discours d'installation. Le 3e quai, cher à
Bourquin et sa majorité, sera probablement l'un des thèmes de la campagne au bord de la Côte Vermeille.
Texte : Frédérique Michalak (L'Indépendant du 13 janvier)
Photo : Ouillade.eu
" L’artiste peintre et écrivain colliourenc, François Bernadi, vient d’offrir à la Ville de Collioure un superbe tableau aux dimensions généreuses intitulé
« Le 14 juillet de mon enfance » (sur la célèbre plage Saint-Vincent)…
Né à Collioure en 1922, dans une famille de pêcheurs-vignerons, activités qu’il a lui-même pratiquées, François Bernadi a exercé par la suite le métier de
dessinateur de presse, notamment dans les colonnes du quotidien régional La Dépêche du Midi, à Toulouse. Il s’est toujours adonné au dessin et à la peinture.
François Bernadi a également publié chez Gallimard un recueil de nouvelles et deux romans, respectivement : « Rue du soleil » (1955), « Le vin de
lune » (1957) et « L’Oeil de Mer » (1962).
Les Publications de L’Olivier ont édité une œuvre inédite, « Au temps des Mongols » (1990) et réédité les deux premiers titres (traduits en allemand
pour Speer-Verlag, Zurich et Munich).
L’association Les Amis du Musée de Collioure avait aussi, de son côté, édité son ouvrage « Matisse et Derain à Collioure, été 1905″, en
1989.
Que ce soit dans ses livres ou ses peintures, François Bernadi évoque toujours « son » Collioure, celui du « Colliourenc pêcheur et
vigneron » ; au-delà de la vraie et simple poésie qu’elles recèlent, ses œuvres sont en même temps de précieux documents ethnographiques.
L’ami de toujours, Jojo Pous (à la tête de « L’Hostellerie des Templiers »), et les copains d’abord rassemblés au sein du Collioure sportif (à travers
l’équipe mythique des champions de France de 1960 !), restent particulièrement actifs autour de la fabuleuse œuvre signée Bernadi.
L’accrochage, le jeudi 30 décembre 2010, de ce tableau baptisé « Le 14 juillet de mon enfance », vient incontestablement renforcer l’image de la
« mairie-musée » de Collioure, et ce en l’enrichissant d’une toile majeure.
Avec une centaine d’oeuvres désormais qui s’affichent sur les murs de tous les bureaux et espaces de l’Hôtel-de-Ville, et à tous les étages !, la mairie de
Collioure offre maintenant un inventaire artistique original sous la forme d’un patrimoine unique !
Parmi les œuvres « anciennes » cédées à la commune, on retrouve les noms d’artistes ayant tous entretenus un lien privilégié avec Collioure, tels
Pierre Chartron, Julien Py, Martin Vivès, René Perrot, Brian Day Parsons, Reiser, Kenneth Snodgrass (hélas ceux-là sont tous décédés)…
Les œuvres récentes sont signées : Jean-Louis Vila, Hervé di Rosa, Claude Viallat, Philippe Ravailhe, Emmanuelle Jude, Gilles Olry, Patrick Michel…
"
Article publié dans Ouillade.eu
La France va-t-elle se résigner à sortir définitivement de l’Histoire pour devenir un simple parc d’attractions, à l’extrémité occidentale d’une Europe
elle-même marginalisée? Ou bien trouvera-t-elle la force de redevenir la nation de citoyens dont elle a fourni le modèle, pour offrir un avenir à sa jeunesse et continuer son histoire
?
Dans ce livre décapant, Jean-Pierre Chevènement éclaire le chemin par lequel nous en sommes arrivés là. Au moment où la monnaie unique, créée il y a vingt ans à
Maastricht, prend l’eau, il montre comment le «pari pascalien» de François Mitterrand sur un au- delà des nations appelé «Europe» n’a pas seulement recouvert le ralliement de la gauche française
au néo- libéralisme, mais s’enracine dans un doute plus ancien de nos élites sur la France.
Méditation sur le destin de notre pays entre de Gaulle et Mitterrand, il rend enfin lisible, dans toute sa cohérence, l’histoire de notre dernier siècle. Il
fournit ainsi les clés qui peuvent permettre un retour de la France du XXIe siècle au premier rang des nations.
"Saleté d'époque, avec cette propension qu'elle a à trouver du talent à l'argent, que le commerce est génial et que l'art est ennuyeux" (Eric Neuhoff, Histoire de Frank).
La prochaine victime ? L'Hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris.
En effet, ce magnifique bâtiment qui abrite l'Etat major de la Marine nationale (son affectation depuis 1789...) devrait perdre ses occupants actuels (envoyés dans le "Pentagone" français voulu par le Président Sarkozy) et pourrait être cédé au privé... Pas une vente, mais tout comme : un bail emphytéotique, c'est à dire pouvant comprendre une durée de 99 ans !
Plus préoccupant, c'est le groupe Allard via le lobbying de son n°2, l'ancien Ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, qui est le mieux (le seul ?) placé pour réaménager le site en Palace-Restaurant-Centre commercial de luxe-Studios d'enregistrement-Piscine... Le tout, grâce à l'aide financière d'investisseurs du Qatar. L'affaire serait déjà entendue puisque l'Elysée, comme la Mairie de Paris sont favorables au projet....
Ce n'est pas tant l'objectif du projet qui choque, mais la carte blanche offerte à un "privé" pour un lieu aussi important de notre patrimoine "public".
Qu'on nous épargne les sarcasmes contre les réacs des vieilles pierres, car les appels à la vigilance vis-à-vis du projet ratissent large : de Valéry Giscard d'Estaing à Jack Lang (Ce dernier qui raconte dans un récent ouvrage sa bataille en faveur du Grand Louvre : un projet certes novateur et controversé, mais d'intérêt général et piloté par l'Etat) rappelle que : "ce qui appartient à l'Etat doit rester à l'Etat". Et que dire du désarroi de l'entreprise Bouygues qui a gracieusement offert une restauration de l'Hôtel pour 6.3 millions d'euros et qui considère aujourd'hui : "Nous étions ravis de subventionner la République, dit-on au siège du groupe. Si nous avions su que l'hôtel serait cédé au privé..." (Le Nouvel Observateur).
S'agit-il d'un combat entre modernes et anciens perdu d'avance ? Non, car comme le disait Ernest Renan : "Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé".
Pour signer la pétition des Amis de l'Hôtel de la marine : ici
La très belle exposition de portraits de membres de la communauté gitane réalisés par la photographe Nadia El Hafidi à l'Espace social de Cassanyes (dont s'occupent Maud Marras et Jacques Arianer), est visible à la MACA jusqu'au 9 janvier... à ne pas rater !