Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 13:50

  Chevènement Eva joly Défilé 14 juillet

"Il n'y a jamais que l'avenir pour donner son sens au présent et les hommes de demain pour juger ceux d'hier" Jean d'Ormesson (C'était bien - 2003).

Depuis son lancement en novembre, la candidature de Jean-Pierre Chevènement n'a jamais vraiment pris un essor significatif, jusqu'à ce sondage humiliant du 8 janvier lui prédisant moins de 0.5 %. De manière perfide, Le Monde ose même écrire que Jean-Pierre Chevènement n'est crédité "d'aucune intention de vote"...

Crise de l'euro, ingérances militaires occidentales, défense des valeurs républicaines... Comme il a coutume de le dire lui-même, son seul tort aura été d'avoir eu raison trop tôt. Or, cette faculté à anticiper et à bien comprendre les évènements avant tout le monde n'est pas récompensée dans un pays où on oublie trop vite.

Le quatrième pouvoir n'aide pas équitablement la candidature de Jean-Pierre Chevènement, préférant favoriser le bipartisme de la vie politique française et également à l'inverse de gonfler artificiellement les intentions de vote de candidats comme François Bayrou ou Eva Joly.

Une majorité des français fait toujours confiance à Nicolas Sarkozy ou à François Hollande pour sortir le pays de la crise, alors qu'ils font partie de ceux qui ont validé et même encouragé les solutions libérales qui l'y ont conduit. Pire, beaucoup d'autres se perdent chez l'inconsistante et dangereuse Marine Le Pen...

Dans un livre d'entretiens, l'Amiral Philippe de Gaulle rappelait que son père avait considéré en juin 1940 que les français avaient une mauvaise disposition "bovine"... Et pourtant, il donnera sa vie à servir une certaine idée de notre pays et à redresser la France, ce que Jean-Pierre Chevènement a également entrepris.

C'est l'application de la leçon de Max Weber pour qui "la politique consiste en un effort tenace et énergétique pour tarauder des planches de bois dur", et même face à l'ingratitude : "Celui qui est convaincu qu'il ne s'effondra pas si le monde, jugé de son point de vue, est trop stupide ou mesquin pour mériter ce qu'il prétend lui offrir, et qui reste néanmoins capable de dire "quand même !", celui-là a la "vocation" de la politique" (Le savant et le politique - 1919).

Aujourd'hui, malgré la déception et même la possible rancoeur, nous devons continuer à dire "quand même !" à la France avec Jean-Pierre Chevènement.

 

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 07:10
Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 13:50

Uniformes-a-l-ecole.jpg

La montée du consumérisme et de l'individualisme dans notre société a fait perdre un des atouts essentiels de notre école républicaine : son caractère de "projecteur d'idéal" pour reprendre le terme de Célestin Bouglé. 

L'école est en effet devenu un lieu d'injustice sociale où les enfants se comparent suivant l'odieux critère de la fortune et de la possession matérielle.

Le port de l'uniforme ne pourrait bien évidemment pas réduire les inégalités sociales, mais il permettrait de refaire de l'école un sanctuaire symbolique de l'égalité républicaine : pas celle liberticide du socialisme, mais celle du "point de départ" dans la vie de chacun. 

Cette mesure permettrait de faire comprendre dès le plus jeune âge l'intérêt de la solidarité sociale, grande composante de notre modèle républicain français.

C'est pourquoi l'excellente initiative du site de "publicité citoyenne participative" est à soutenir et à promouvoir.

 

Le blog de la campagne en faveur de l'uniforme à l'école (pour-convaincre.com)

 

"Plaidoyer pour l'uniforme à l'école" (la Revue républicaine)

Par Olivier Amiel - Publié dans : Principes républicains
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 13:20

Tribune de Marie-Françoise Bechtel, vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen, parue dans Politis (numéro du 22 décembre au 4 janvier) dans le cadre d'un débat contradictoire avec Benoist Hurel, secrétaire national du Syndicat de la magistrature.



L’indépendance du Parquet : une mauvaise réponse à une bonne question
L’indépendance de la justice est une des briques de l’édifice institutionnel républicain. A ce titre et à coup de réformes constitutionnelles sur fond d’affaires et de médiatisation du sujet, les garanties apportées à la magistrature du siège ont fini par être assurées par les textes. 

On est alors naturellement porté à croire qu’il devrait en être de même pour le Parquet dont les membres sont nommés largement à la discrétion du gouvernement, malgré un contrôle du conseil supérieur de la magistrature qui n’est pas négligeable et cela parce qu’ils constituent, contrairement aux magistrats du siège un corps soumis au Garde des sceaux par la voie hiérarchique. Dès lors la possibilité pour ce dernier de leur donner des instructions écrites en vue de prendre des réquisitions ou d’appliquer la loi de telle ou telle façon (l’interdiction de poursuivre n’appartenant plus au ministre depuis 1993) semble à première vue illogique et mal venue 

On peut pourtant penser qu’introduire une symétrie entre le siège qui juge et doit juger en toute indépendance et le parquet qui est le porte parole du gouvernement serait une fausse fenêtre. 

D’abord parce que cette symétrie ouvre en fait la voie à la procédure accusatoire de type anglo-saxon, c’est-à-dire, de nombreuses affaires l’ont montré, une justice aux mains des avocats, profondément inégalitaire, où le « renard libre dans le poulailler libre » peut s’en donner à cœur joie. Un parquet indépendant suppose une égalité des parties devant le prétoire et l’on sait ce qu’est cette « égalité » dans les faits. 

Ensuite parce dans la tradition républicaine, il faut assurer une égale application de la loi pénale sur tout le territoire. Créer des fiefs dans lesquels le procureur de Douai par exemple préconiserait en matière de répression du trafic de drogue ou de telle catégorie d’acte criminel des peines plus douces ou plus sévères que ne le ferait celui de Rennes ou d’Aix-en-Provence est contraire à notre vision d’une égalité qui doit s’appliquer à tout le territoire de la République. Le garde des sceaux doit pouvoir s’assurer que les instructions générales qu’il donne pour l’application de la loi pénale sont suivies. Le problème, l’actualité le montre abondamment, est celui des instructions particulières qu’il donne. 

Il faut donc trouver les moyens pour mettre fin à l’opacité. Faire en sorte que le garde des sceaux, membre d’une majorité plus ou moins regardante sur les moyens de protéger ses amis, soit tenu de rendre compte des instructions qu’il donne dans tous les cas individuels. Il serait dangereux pour arriver à ce résultat, souhaitable, de créer des pouvoirs autonomes et séparés, nécessairement tentés de mener leur propre politique –quand ce n’est pas leur propre promotion. Il serait bien plus opportun de prévoir que les commissions compétentes du Parlement (où siège l’opposition) soient destinataires à intervalles réguliers de l’ensemble de ces instructions, qu’elles puissent exiger du Garde des sceaux qu’il les lui communique, notamment dans toute affaire sensible, en bref que le monde judiciaire ne soit pas laissé à lui-même. 

La séparation des pouvoirs doit pouvoir être assurée sans qu’il soit porté atteinte à l’unité de l’Etat -à ne pas confondre avec le gouvernement-car c’est cette unité qui garantit que la justice est bien rendue pour tous au nom du peuple français. 
Par Olivier Amiel - Publié dans : Droit
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 00:05

Merkel-Sarkozy-Caganers-El-Triangle.jpg

Dans son édition du 23 décembre, le journal catalan El Triangle a décerné les Caganers pour l'année 2011, sous le titre évocateur d' "un any de merda" (une année de merde).

 

Il n'y a cependant aucune vulgarité gratuite dans le propos : il s'agit seulement de perpétuer une ancienne tradition catalane qui réserve toujours une place dans la crèche à un santon représentant une personne en train de déféquer : une manière facétieuse de dédramatiser le moment ô combien solennel de la nativité.

 

El Triangle explique que malgré les apparences, les protagonistes de la "crèche européenne" ne sont pas un âne et un boeuf, mais le Président français et la Chancelière allemande.

 

Ils sont  ainsi honorés pour leur action dans la crise de l'euro, au service de la BCE et des agences de notation...

 

 

Voir aussi :

 

 

"Crisi de l’Euro : la politica no ha de ser comissada per l’economia" El Triangle

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 23:53


Photo : 31 décembre 2011 à Collioure par J. L.

Par Olivier Amiel - Publié dans : Autre
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 00:01
Par Olivier Amiel - Publié dans : Principes républicains
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 17:09
Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 12:42
Par Olivier Amiel - Publié dans : Droit
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 00:23

Chevènement Eva joly Défilé 14 juillet

Les lois mémorielles qu’elles soient de repentance ou d’ingérence portent atteinte à la liberté d’expression, c’est-à-dire à la République elle-même. Le texte voté hier par l’Assemblée Nationale porte la marque chez les partis de la perte du sens de l’intérêt national et de la capitulation face aux lobbies.

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
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