Samedi 18 décembre 2010
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Avant le point 15 de l’ordre du jour qui allait mettre le feu aux poudres (voir
notre édition d’hier), les élus municipaux ont eu à voter pour un certain nombre de délibérations. S’il y eut quelques consensus, il y eut aussi des crispations.
Abattoirs et fourrière
Deux contrats de délégation publique arrivant à leur terme devaient être
reconduits lors du du conseil municipal de jeudi. Il s’agissait, d’une part, de la délégation des abattoirs à la SARL La Catalane et d’autre part de la délégation de la fourrière à la Sté
Roussillon Express. Nicole Gaspon et Jacqueline Amiel-Donat s’étonnaient que dans chacun des cas, il n’y ait eu qu’un seul candidat à l’appel d’offres, à chaque fois le délégataire en titre. En
outre, pour ce qui concerne l’abattoir, Nicole Gaspon trouvait plus sage de ne concéder la délégation que pour 1 an et non 4, des études étant en cours entre des opérateurs privés et l’Agglo en
vue d’un abattoir mieux adapté aux besoins. La fourrière faisait également l’objet de nombreuses questions, notamment de Robert Folcher, ce qui a amené Pierre Parrat, adjoint présentant le
dossier, à donner un certain nombre de précisions. Ainsi, la fourrière sera désormais ouverte jusqu’au samedi midi, mais elle ouvrira le samedi après-midi et le dimanche aux contrevenants venus
récupérer leur véhicule.
Deux EPCC
Jeudi soir, deux EPCC ont été votés: le Théâtre de l’Archipel et la HEART (Ecole
des Beaux-arts). Les élus de gauche s’abstiendront, Jacqueline Amiel-Donat émettant une critique déjà formulée sur le PPP (Partenariat public privé) et le coût du théâtre pour la ville: «une
ruine» dira l’élue socialiste. Concernant les Beaux-arts, il y aura unanimité.
La place Cassanyes
Le nouveau marché de la place Cassanyes fera l’objet d’une lourde (et longue)
charge d’Olivier Amiel: «Erreurs, maladresses, bêtises de votre majorité sur ce dossier... Aménagement qui laisse à désirer... Ancien projet non respecté... Concertation et projet au
rabais... Même pas de décorations de Noël... Rien qu’un tout petit sapin». L’élu d’opposition ira jusqu’à susciter l’indignation de ses pairs en prétendant: «Le placement
est une véritable mafia». Jean-Marc Pujol rétorquera en avançant comme arguments: 15 conteneurs enterrés, des allées plus larges, des efforts en matière d’hygiène, la priorité aux
anciens commerçants respectée... Quant aux placiers, ils ne font que... placer et n’encaissent rien.
Interrogé à deux reprises par Olivier Amiel sur son sentiment à propos de la place
Cassanyes, Jean-Paul Alduy répondra: «Une étape a été franchie, ce n’est peut-être pas la formule définitive, Jean-Marc Pujol est à l’écoute, comme je l’ai été, je suis
confiant».
Quant au maire, il voulait pour preuve de la vitalité restée intacte de ce marché,
le nombre de demandes de commerçants qui ne peuvent être satisfaites faute de place. Et rassurait Olivier Amiel: les WC publics sont en cours de réalisation!