Culture

Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 16:43

limousine-ii-300x300.jpg
« Vous allez adorer, c’est le meilleur des compagnons de voyage. Leur second album s’appelle II. Des musiciens « classiques » disons à l’origine, avec des projets très différents et ici, l’objet c’est de créer des ponts. Un peu comme ce que je fais ici. Des ponts entre la réalité et le rêve, cette dimension et les autres. Eux le font entre pop et trip hop, entre jazz et rock, entre musique expérimentale et bandes originales. Ils sont au carrefour de plusieurs mondes et jouent un rôle de passeur. C’est pour ça qu’ils sont parfaits pour ce que je leur demande. Des passeurs d’émotions. » le Professeur Robert dans le "Voyage hallucinogène" de Catnatt sur PlaylistSociety

Voir Aussi :

 

"Lila", un 17 août par le Broadcast Club

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 06:03

Edouard-limonov-par-Pierre-Emmanuel-Weck-en-1986.jpg

Avoir plusieurs vies dans une vie reste le summum de ce que je considère comme la possible réussite d'un être humain. C'est cette démarche qui transpire de l'ouvrage d'Emmanuel Carrère sur Limonov. Voyou, poète, clodo, homo, écrivain, punk, artiste, serviteur, mercenaire, queutard, prisonnier et opposant politique, yoguiste... Edouard Veniaminovitch a remplit sa vie d'expériences pas forcément désirées, mais toujours acceptées et assumées avec une fierté prolétarienne manifeste.

Emmanuel Carrère a l'honnêteté dès les premières pages de son ouvrage de reconnaître qu'une partie de sa fascination pour le personnage étudié doit provenir de l'amplitude qui existe entre sa propre vie de bobo et celle d'un salaud ? d'un héros ? dont le destin romanesque nous parle de notre Histoire contemporaine.

Jamais dans nos vies de bourgeois, et j'entends par là celui qui ne recherche que le confort du quotidien, et ce, qu'il ait réussi socialement ou pas, nous aurons l'audace de vivre aussi intensément qu'un Limonov.

Oui, mais le personnage empeste le souffre pour certains : il a notamment créé le Parti national-bolchévique et a suivi des mercenaires serbes.

Il est certain que ni le bourgeois bien pensant dans son loft parisien, ni le bourgeois réac dans son lotissement de banlieue, ne sera jamais condamné pour des erreurs commises dans sa façon de vivre, puisqu'ils est déjà mort sans le savoir.

Les "erreurs" de Limonov, inévitables quand on ne craint pas comme lui de bifurquer et de prendre des risques, sont de toute manière à relativiser. Les provocations de Limonov n'ont jamais causé le tort que veulent nous faire croire la plupart des occidentaux touchés de ce mal actuel du goût à outrance des bons sentiments. Son expérience de la guerre en ex-Yougoslavie ? La même aux côtés des combattants bosniaques ou croates lui aurait grand ouvert les portes des salons parisiens de BHL. Son expérience politique ? Avoir critiqué le libéralisme sauvage à la chute de l'URSS et s'être opposé à Poutine aux côtés de Kasparov n'est pas ce que nous pouvons appeler du fascisme fanatique.
Comme le dit Emmanuel Carrère : "je pense que beaucoup d'amis autoproclamés du genre humain, n'ayant à la bouche que les mots de bienveillance et de compassion, sont en réalité plus égoïstes et plus indifférents que ce garçon qui a passé sa vie à se peindre sous les traits d'un méchant"... 

Au-delà de la réhabilitation de l'homme, le roman d'Emmanuel Carrère donne une irrésistible envie de relire les premiers ouvrages de Limonov et de découvrir les récents qui n'avaient plus les faveurs des frileux éditeurs parisiens.

Un héros des lettres, mais également un héros tout simplement de sa vie, voilà qui est vraiment d'après moi Edouard "Limonov" Veniaminovitch.  

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 06:38

420794 10150539770877900 814072899 8531013 937535783 n

Et le 16 mars à 18h30 à la Librairie Torcatis de Perpignan.

Voir aussi :

"L'historien Nicolas Lebourg, refait le portrait du Front National pour Le Monde le mag" (L'Archipel contre-attaque)  

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:16
the-liminanas.jpg
The Liminanas a obtenu les honneurs du magazine Les Inrockuptibles à l'occasion de la présence d'un de leurs titres sur une compilation américaine "The original Sailor Jerry presents" volume 4. 

L'article du 11 janvier dernier du pourtant très exigeant Jean-Daniel Beauvallet ne tarit pas d'éloges sur le groupe perpignanais de ces "canailles sexy comme mille, funky comme pas deux" qui "illuminent de leur présence radieuse une compilation de psychédélisme international" avec ce morceau :

 


Voir aussi la page Myspace de The Liminanas avec des morceaux (dont l'excellent "Je ne suis pas très drogue") de leur premier album produit par le label de Chicago Trouble in Mind.

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 10:24

1631119_6_2bb3_couverture-de-l-ouvrage-de-philippe-segur-le.jpg

Le samedi 4 février à 10h10, la Médiathèque de Perpignan organise un petit-déjeuner littéraire avec Philippe Ségur pour son dernier roman : "Le rêve de l'homme lucide". Voici la critique du Monde :
 

En dix ans et sept romans, Philippe Ségur s'est imposé comme un as du cocasse, du loufoque, de l'humour - féroce - et de l'ironie sans illusions sur le monde comme il va. S'il n'a pas encore la célébrité qu'il mérite, c'est certainement en raison de toutes ces qualités. Il n'aime ni la plainte, ni le sentimentalisme, ni le pathétique. Et il est trop sagace pour emporter l'adhésion de ceux qui veulent croire que la société pourrait être bonne.

Dans Le Rêve de l'homme lucide, est-ce la lucidité qui est l'oeuvre, ou plutôt le rêve, ou un savant alliage des deux ? On change d'avis à plusieurs reprises au cours de la lecture, et à chacun de trouver sa solution. Simon Perse - mais s'appelle-t-il vraiment Simon Perse ? - est un écrivain confirmé, qui a déjà eu un certain succès, et tente d'écrire un nouveau livre, qu'il voudrait appeler Le Rêve de l'homme lucide.

Il a quitté sa femme et ses deux enfants, pour en finir avec l'imposture conjugale, familiale et sociale. "A 30 ans, dit-il, j'exerçais un métier qui ne me plaisait pas, j'étais marié, père de famille, installé et propriétaire. Je n'avais rien voulu de la vie que je menais." Il était donc temps d'y mettre un terme. Perse vit désormais dans un appartement minuscule. Il n'a toutefois pas renoncé à sa visite hebdomadaire chez son psychanalyste - et chaque consultation est prétexte à une scène désopilante.

Depuis toujours Perse est insomniaque. Une vraie pharmacie ambulante. Toutes les substances somnifères sont convoquées, et il est passé maître dans l'art de falsifier les ordonnances. Un jour, il se dit qu'il lui faut accepter de ne pas dormir. Mieux, il décide de ne plus dormir et échange les somnifères contre des excitants.

Le manque de sommeil et le fait de vivre plusieurs journées en une le rendent euphorique mais, au bout d'un certain temps, il a des hallucinations. A chaque fois, il se trouve dans un monde différent, à une époque différente. Il y a pourtant toujours une femme, la même probablement, bien qu'elle ait des identités diverses. Au bout d'un mois sans sommeil, Simon Perse ressent des malaises, notamment d'affreuses migraines. Il se décide à consulter. Son médecin, après lui avoir prescrit de nouveau des médicaments pour dormir et des antidépresseurs, l'envoie chez un neurologue. Celui-ci diagnostique une chorée de Morvan et une agrypnie, maladies graves du sommeil, et préconise une hospitalisation.

Simon Perse rentre chez lui perplexe et "passablement déprimé". "J'avalai un ibuprofène 400 mg pour faire baisser la fièvre et un décontractant musculaire, du tétrazépam 50 mg qui traînait dans ma boîte à pharmacie." De plus en plus inquiet malgré cette automédication, il décide de lire la lettre que le neurologue envoie à son généraliste. Le propos est nettement moins rassurant que celui qu'on lui a tenu. Le médecin émet des doutes sur la réussite du traitement : "Néanmoins ne nous cachons pas qu'en cas de symptôme associé d'insomnie totale (agrypnie), les chances de réussite du traitement sont connues pour être faibles." En conclusion : "Compte tenu du stade particulièrement avancé de la maladie, un pronostic fatal doit être posé à échéance d'un mois."

Quand on est soi-même condamné, que faire dans ce monde où "personne ne veut être libre. Personne ne veut réfléchir" ? Ecrire un roman, bien sûr. Et perdre le lecteur de rêve en réalité, d'hallucinations en rencontres, lui montrer, avec jubilation, dans quels pièges il tombe en cherchant à s'adapter à la société. On rit beaucoup avec Philippe Ségur. Peut-être pour croire que, comme lui, on n'est dupe de rien. Mais est-ce vraiment certain ?

Josyane Savigneau - Le Monde du 19 janvier

 

 

 
Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 06:13

images.jpeg

La "Vie quotidienne de Patrick Besson sous le règne de François Mitterrand" reprenait différents articles publiés dans L'Humanité ou L'idiot international pendant les années 80. Aujourd'hui ce sont les huit dernières années de chroniques au Point du romancier "déjanté, érudit, impertinent, grave, rigolard, vengeur, provocateur, coquin, lettré, anar, incontrôlable" (Michel Richard) qui sont réunies dans le "Journal d'un français sous l'empire de la pensée unique", soit l'accession et le règne de Nicolas Sarkozy. 

A lire également le "Journal d'un Besson de campagne" sur le site Internet du Point.fr avec un article quotidien dans lequel Patrick Besson prend la place d'un écrivain interviewant des candidats à l'élection présidentielle : François Bayrou par Marguerite Duras ("Il aime se taire. J'aime qu'il aime se taire"), Hervé Morin par un Eric Naulleau "visionnaire" le traitant de "Nul" (le billet a été publié le matin du discours de Morin sur ses souvenirs du débarquement en Normandie), et en attendant Eva Joly par le Marquis de Sade, et notre Président Jean-Pierre Chevènement par... ? L'astucieuse utilisation du pastiche permet une double satire contre la cuisine politicienne d'une part et le milieu littéraire de l'autre.

 

A lire aussi :

 

Billet de Patrick Besson : La gauche quinoa manque d'humour

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 10:44

Petit Fayot est un dessinateur devenu (par un heureux hasard qu'il explique avec beaucoup d'humour ici) auteur de billets très drôles, justes et fort bien écrits, publiés notamment sur le site Le Plus du Nouvel Observateur (ici).

 Petit-Fayot.jpg
Dernier billet du Petit Fayot : Au secours, mes enfants sont de droite !

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 12:18

cin--ma.jpg

Monsieur le candidat à l’élection Présidentielle, Cher François Hollande,

C’est avec une très grande attention que nous avons pris connaissance de votre projet de société paru dans Libération du 3 janvier dernier et nous avons dû malheureusement, à cette occasion, et malgré toute l’ambition de ce texte, y constater la quasi absence de la place de la culture.

Depuis des décennies, la défense de l‘exception et de la diversité culturelle a toujours réuni les femmes et les hommes politiques de ce pays. Au-delà des divergences partisanes, un même élan, une même ambition pour porter haut les couleurs de la création servait de trait d’union entre tous.

L’élection présidentielle de 2007 s’est avérée être une première alerte, avec un débat timide, pour ne pas dire inexistant sur les enjeux culturels. Nous ne voudrions pas qu’à nouveau le débat culturel, la confrontation des idées, ô combien légitimes dans notre démocratie, se trouvent confisqués.

Nous considérons qu’il n’y a pas de fatalité à ce que les responsables politiques se résignent à ne plus utiliser le mot "culture", sinon pour mâtiner leur discours de références prestigieuses. Il n’y a pas de fatalité à ce que nos élites politiques renoncent à défendre, contre toutes les démagogies, des mesures de soutien à la création. Cela demande des convictions, de l’imagination, parfois une forme de courage qui fait l’apanage des grands hommes d’Etat, de ceux pour qui l’identité d’un pays passe aussi par la construction d’une culture aussi commune que diverse.

Plus que jamais, les défis que doit relever la création sont lourds. A l’évidence, le vaste mouvement numérique, dont nous sommes les témoins autant que les acteurs, est à la culture ce que la mondialisation est à l’industrie. En témoignent la fragilisation des régulations mises en place au cours des précédentes décennies, le risque d’uniformisation des œuvres, l’encouragement à la délocalisation dans des pays au moins-disant fiscal et culturel, la paupérisation des créateurs…

A la complexité et à la diversité des enjeux qui se posent pour la culture, une seule réponse semble dominer, dans votre entourage, comme auprès d’autres candidats d’ailleurs : l’abrogation de la loi Hadopi. Si cette abrogation constitue l’alpha et l’omega de votre politique culturelle, vous ferez sans doute plaisir à tous ceux qui parient sur la force électorale de la jeunesse contre la faiblesse numérique du peuple des créateurs.

Mais la culture mérite mieux. La culture, dans sa conception universaliste et émancipatrice, constitue l’un des socles de la nation française et fonde l’identité de la France au regard de nombreux pays du monde. Les français sont donc en droit d’attendre du prochain président de la République française qu’il en ait pleinement conscience et qu’il exprime cette dimension avec force au cours de sa campagne et au cœur de son quinquennat.

Nous attendons donc de votre part que vous dépassiez une certaine facilité électoraliste pour aborder les seules questions qui vaillent : comment réinventer la démocratisation de la culture? Comment moderniser le financement de la création à l’heure d’Internet? Comment assurer une juste rémunération des créateurs? Comment faciliter, à l’ère numérique, la diffusion et l’exportation des œuvres européennes? Comment mieux soutenir la création contemporaine francophone? Comment protéger, à l’heure des terminaux connectés sur des contenus mondiaux, le système des exclusivités permettant le financement des œuvres européennes? Comment faire évoluer les règles protégeant la culture du "matériel" dans l’univers de la culture de "l’immatériel"?

Les engagements que vous saurez prendre pour répondre à ces attentes et pour dessiner les contours d’une ambition culturelle pour le XXI siècle, volontariste et porteuse d’espérance, définiront le rôle que vous déciderez de jouer dans ce domaine essentiel.

Sinon, quel message enverrez-vous à tous ceux, nombreux à gauche, pour lesquels la culture doit être tout à la fois une valeur refuge dans un monde en crise, un moyen d’émancipation des êtres, mais également le ciment nécessaire pour les fondations d’une identité commune européenne?

Vous avez une grande et importante responsabilité. Nous espérons que vous saurez y apporter l’exigence, la détermination et la hauteur de vues qui siéent aux hommes d’Etat.

Jean-Jacques Beineix, Rémi Bezançon, Catherine Breillat, Michel Hazanavicius, Pierre Jolivet, Jan Kounen, Philippe Lioret, Brigitte Rouan, Jean-Paul Salomé, Coline Serreau, Bertrand Tavernier, Georges Werler ; Jean-Paul Alègre, auteur de théâtre, Anne Delbee, metteur en scène, Sophie Deschamps, scénariste et auteur de théâtre, Louise Doutreligne, auteur de théâtre ; la société civile des Auteurs, Réalisateurs, Producteurs (ARP) et la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD).

 

Voir aussi :

 

"Projet de l’UMP pour la culture : trop de mots, pas assez d’idées…" Le Cercle Les Echos

 

"Pour une politique culturelle ambitieuse, mais non ruineuse" Les Echos.fr

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 21:06

patrick besson

C'est à partir de demain que LePoint.fr publie chaque matin un billet de l'écrivain Patrick Besson sur la campagne présidentielle. Chaque candidat sera "interviewé" par le chroniqueur dans la peau d'un écrivain célèbre. Suite aux cris d'orfraie de la "Gauche quinoa" choquée de son billet se moquant de l'accent d'Eva Joly, il nous tarde de lire l'entretien annoncé de la candidate des Verts par le Marquis de Sade...

 

Voir aussi :

 

Billet de Patrick Besson : La gauche quinoa manque d'humour

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 12:42

Le-Cinema-s-insurge.jpg

 

Bonne nouvelle pour le cinéma dans les Pyrénées-Orientales : 2011 bat les records de fréquentation avec 1 439 500 entrées... C'est d'autant plus remarquable que le prix de la place de cinéma ne fait qu'augmenter atteignant lui aussi des montants records !

Sur l'ensemble du territoire national le prix moyen du billet est passé de 0,2 euro en 1960 à 10,10 euros de nos jours. D'après le propriétaire des deux complexes perpignanais, Jacques Font, nous sommes plus épargnés localement par cette hausse puisque le prix moyen est de 6,5 euros. On peut tout de même être plus réservé sur la remarque de l'exploitant : "Le cinéma est un des loisirs les plus accessibles" (L'Indépendant), car c'est de moins en moins vrai en France et dans notre ville. En effet, même à 6,5 euros (qui est une moyenne très avantageuse...) le cinéma s'éloigne de sa vocation première d'art populaire. Les professionnels du cinéma ne devraient jamais oublier que c'est le peuple et les pouvoirs publics qui ont permis l'essor commercial de cette curiosité scientifique. Sans l'attrait de la foule dans les baraques de foire, le cinématographe ne serait pas devenu l'industrie florissante d'aujourd'hui. De même, il serait ingrat d'oublier les importantes aides publiques (les plus importantes au monde) au secteur cinématographique dont l'exploitation avec près de 100 millions d'euros rien que pour cette dernière. 

Concernant Perpignan et son dernier cinéma intra muros, la situation tarifaire est loin d'être satisfaisante avec une nouvelle hausse des prix pour 2012. Messieurs Font et Quaretti nous expliquent dans l'éditorial de la dernière Gazette du Castillet que c'est la faute à la hausse gouvernementale de la TVA de 5,5 % à 7 %. Effectivement c'est injuste et malvenu, mais quand on regarde de plus près les nouveaux tarifs du Castillet on se rend compte que la hausse du prix des places est plus importante que la hausse de 1,5 points de la TVA ! Par exemple, le tarif normal était en 2011 de 8,5 euros. Avec une hausse de 1,5 % le prix devrait être de 8,6 euros, et pourtant il est de 8,8 euros... Pire, le tarif étudiant passe de 6 euros à 6,5 euros, soit 50 centimes supplémentaires alors que la hausse de la TVA devrait conduire à une simple hausse de 9 centimes...  Le tarif préférentiel pour la dernière séance nocturne en semaine et pour les chômeurs ne peuvent pas parvenir à justifier une oeuvre sociale de l'exploitation cinématographique à Perpignan... Encore un effort Camarades !

 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 00:14

Requiem-pour-mignon-Henri-Lheritier.jpeg

La Médiathèque de Perpignan organise le samedi 14 janvier à 10h10 un petit-déjeuner littéraire avec Henri Lhéritier autour de son dernier roman "Requiem pour mignon" : le road movie initiatique de deux jeunes français en Amérique à la découverte du Mississippi, des Doors et surtout des filles. Une oeuvre drôle quand elle expose la sexualité troublée du narrateur ou les moeurs surprenants de ses différents hôtes nord-américains... Mais triste et poignante dans ses dernières pages... A découvrir !

 

Voir aussi :

 

"Requiem pour mignon" le dernier roman d'Henri (et non Jean) Lhéritier interview par Nicolas Caudeville

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 19:10

Kim-Jong-il-Monsieur-Cinema.jpeg

La mort de Kim Jong-il ne représente pas seulement la perte d'un des plus importants dictateurs aux ambitions militaires démesurées.

Il s'agit également de la disparition d'un Monsieur Cinéma "monstrueux" : auteur d'un traité sur le septième art (livre épuisé), il est également le réalisateur de films dont la plus grande fresque historique sur son pays (un bel hommage à son dictateur de père Kim Il-sung) et producteur d'autres oeuvres dont un Godzilla "historique" et "pédagogique" pour les masses.

La collection privée du Président composée de plus de 20 000 films ferait pâlir d'envie la plupart des cinémathèques occidentales.

Plus  méticuleux que Stanley Kubrick il n'hésitera pas à kidnapper des réalisateurs, des acteurs et des actrices de Corée du Sud ou du Japon afin de servir l'art cinématographique de son pays.

Plus ambitieux qu'Howard Hugues il fera construire d'énormes studios à Pyongyang dans lesquels une plaque commémorative rappelle les 11 890 recommandations du Président sur les tournages de films (statistique à relativiser car datant de 2003).

Finalement, personne ne peut aujourd'hui se dire plus "fou"... de cinéma, que ne l'a été Kim Jong-il, prêt à affamer tout un peuple pour sa passion.

 

Voir aussi le reportage de The Vice Guide to Film sur Rue 89 

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Législatives 2012

Atika-El-Bourimi-Legislatives-2012-Pyrenees-Orientales-1.jpg

Atika El Bourimi Ahmed Sobban Législatives 66

Site-Ahmed-Sobban-Legislatives-2012-.jpg

Contributions :

photo2.jpeg

Rue89.jpg

images-copie-1

photo3.PNG

L'Humanité

Vidéos :

Prix du livre politique 2011

La France est-elle finie - Jean-Pierre Chevènement 

Chevenement-sortir-la-France-de-l-impasse.jpg

LGDJ-copie-1.jpg

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés