Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 16:55

photo-1.jpg

A lire sur son Blog

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 01:48

chevenement-royal20061210.jpg

Malgré sa trop lourde et triste défaite ce soir aux primaires socialistes, Ségolène Royal reste la femme forte et sérieuse qui n'a jamais cessé de se battre pour ses convictions propres.

L'ayant rejoint dès 2006, Jean-Pierre Chevènement et son Mouvement Républicain et Citoyen a soutenu sans faiblir la candidate jusqu'au soir du scrutin de 2007. La même année, elle écrit : "Ah, s'il y avait eu vingt Jean-Pierre Chevènement autour de moi, ou même dix... Je pense vraiment que la face de la campagne en eût été changée" (Ma plus belle histoire, c'est vous, Grasset).

Les deux personnalités se sont également retrouvées récemment lors d'une université participative organisée par Désir d'avenir en juin dernier.

 

Invité à parler de "la France et la République" pour cette université populaire participative de son association Désirs d'avenir à la mairie du IVè arrondissement, M. Chevènement a assuré: "Entre Ségolène et moi, le courant passe". 

"Je partage avec elle une autre conviction, c'est que nous ne devons pas laisser la France, le patriotisme à la droite qui s'en sert, qui l'instrumentalise à ses fins et qui s'est souvent révélée si peu fidèle à la patrie", a-t-il déclaré vivement applaudi, s'exprimant devant un panneau tricolore.

Mme Royal a été accueilie par des "Ségolène présidente!" fusant des quelques 400 personnes de l'assistance.

"L'objet de cette réunion était un débat sur le projet, ce qui peut rassembler le peuple français", a dit après la réunion M. Chevènement, candidat possible à la présidentielle. Sa présence, un soutien à Mme Royal? "Chaque chose en son temps. On va regarder comment tout cela évolue. Je tiens essentiellement à faire passer des idées. C'est ce que j'ai fait modestement ce soir".


"Comme vous avez vu, le courant passe même si sur le bilan énergétique nous ne sommes pas en phase", a-t-il précisé.

M. Chevènement avait assuré le 4 mai qu'il serait candidat à la présidentielle et officialiserait cette décision à l'automne.

Ex-candidate à l'Elysée, Mme Royal a affirmé qu'elle accueillait "un ami fidèle, un ami engagé qui a donné énormément de son temps, de son intelligence lors de la campagne présidentielle de 2007. Si tout le monde avait été comme Jean-Pierre, sans doute que le résultat aurait été autre!", s'est-elle exclamée, chaleureusement applaudie.

La présidente de Poitou-Charentes a salué "un combattant pour la France, un combattant pour la République qui n'a jamais désarmé, jamais hésité (...), jamais louvoyé".

Elle a qualifie de "livre décapant" l'ouvrage que l'ancien ministre a publié récemment "La France est-elle finie?" et estimé que Jean-Pïerre Chevènement "livre une méditation sur le destin de notre pays, rend lisible dans toute sa cohérence l'histoire de notre XXè siècle".

"Oui, ce soir, nous accueillons un homme d'Etat", a-t-elle lancé, applaudie.
Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 18:01

Au-gaspillage.jpg

Se basant sur les chiffres du Ministère des Finances, le Journal du Dimanche donne dans son édition du jour le classement des villes de 100 000 habitants les plus endettées avec Perpignan à la quatrième position (1999 euros de dette par habitant) derrière seulement Saint-Etienne, Marseille et Argenteuil.

Dans un geste d'unité l'opposition municipale a demandé lors du dernier Conseil la mise en place d'une mission d'enquête au sujet des finances de notre ville et notamment de possibles emprunts toxiques...


Conseil municipal de Perpignan : position commune de l'ensemble de l'opposition socialiste, communiste, écologiste, radicale, Centriste catalane, et Chevènementiste

Par Olivier Amiel - Publié dans : Conseil Municipal de Perpignan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 00:05

GREVE-L-Independant.jpg

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique locale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 06:40

936287-1110445.jpg

Edouard Courtial est le nouveau Douillet des Français de l'étranger d'un secrétariat d'Etat qui avait été crée sur mesure pour l'ex-judoka, parti remplacer Chantal Jouanno au ministère des Sports. Ce proche de Brice Hortefeux – il fait partie de sa « cellule riposte » chargé de valoriser le bilan de Nicolas Sarkozy et de répliquer à la gauche – est également responsable des fédérations UMP et député de l'Oise. A 38 ans, c'est le benjamin de l'Assemblée nationale.

Son jeune âge explique peut-être qu'il a imprudemment signé une proposition de loi déposée le 11 mai 2011 par une brochette de députés UMP, « visant à permettre la perte de nationalité pour les citoyens non domiciliés fiscalement en France ».

L'exposé des motifs est frappé au coin des bons sentiments :

 « Peut-on se revendiquer français en ne s'acquittant d'impôts que dans des pays étrangers ?

Afin de garantir une société juste et solidaire, l'équité doit être la vertu première de notre système d'imposition.

Participer à l'effort fiscal public constitue un des premiers devoirs républicains et concours au principe de solidarité. »

Le nouveau David Douillet va-t-il mettre sa menace à exécution maintenant qu'il est au gouvernement ?

Cela risquerait de faire tout drôle à pas mal d'amis de Nicolas Sarkozy, chefs d'entreprises, sportifs, ou chanteurs exilés fiscaux, comme Johnny Hallyday ou Charles Aznavour, que le Président est allé écouté chanter mercredi soir à l'Olympia.

Rue 89

Voir aussi :

Le dernier article de Rue 89 révélant la manoeuvre d'Edouard Courtial pour faire effacer son nom du projet de loi : ici  

 

Le secrétariat d'Etat aux Français de l'étranger, un calcul politicien

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 06:07

port-de-Marseille-Pierre-Ambrogiani.jpg

En 2013, Marseille aura le plaisir d'accueillir les visiteurs du monde entier au
titre de capitale européenne de la culture. Certains peintres locaux seront mis sous une lumière
discrète, Chabaud, le fauve avant les fauves, Seyssaud le peintre des couleurs de la Provence, Ziem le peintre des barques vénitiennes. D’autres, d’envergures internationales, Renoir, Matisse, Marquet, Picabia, Picasso, Dufy, seront les têtes d’affiche.

Il est dommage que leurs contemporains provençaux ne puissent être vus, dévoilés, dépoussiérés. Y a-t-il un manque de courage dans la prise de risque en se réfugiant derrière les valeurs picturales financièrement reconnues ? Quelles empreintes, dépassant le simple acte consumériste,  laisseront ces peintures venues de grands musées Parisiens ou de collections privées internationales ?

Il est regrettable que la relation entre l’art et le politique, l’art et l’engagement ne soient pas considérés. L’art et la société se nourrissent mutuellement et  s’ennoblissent dans une dimension sociale et historique.
Marseille a connu différents courants de peinture durant le XX°  siècle, l’expression moderne y prend part. Les peintres du groupe des prolétariens auxquels succédèrent les peintres du peuple, ont su exprimer un lien entre l’histoire et l’homme. Une nouvelle dimension artistique émergea soutenue notamment par André Malraux et  Louis Aragon. Ce courant retient donc mon attention.

Marseille s’est construite sur une succession de conquêtes sociales et d’oppositions qui l’ont consacrée rebelle. Marseille a aussi été une ville industrielle. Ce passé de militantisme du front populaire, de la résistance au gouvernement de Vichy, des luttes syndicales fut célébré et connut une gloire artistique grâce aux peintres prolétariens puis grâce aux peintres du peuple : ils dessinaient l’horreur des bombardements du trait profond de leur mine, ils peignaient les métiers du port du poids de leurs pinceaux, ils lissaient les crevasses du travailleur et illustraient les petits métiers, ils transformaient les usines en cathédrales de couleurs.

Voilà l’intérêt du devoir de mémoire que nous leur devons aujourd’hui.  Dès 1930, la naissance du groupe des peintres prolétariens avait pour but de donner une image à la fois exacte et emblématique de la réalité industrielle. Les initiateurs de ce groupe, Antoine Serra, François Diana , Pierre Ambrogiani, Louis Toncini, André Turcot, Raymond Fraggi, considéraient que la peinture
n’était  pas faite pour décorer mais qu’elle était aussi et surtout un instrument politique et de combat social. Ils avaient compris que leur lutte sociale était aussi de réconcilier l’art et le peuple.

Ces deux dernières décennies, nous  avons vécu une période dans laquelle le monde ouvrier a disparu ou est méprisé. La France aurait- elle pris congé avec les mouvements ouvriers et avec sa propre histoire ?  Le financier a supplanté le travailleur et à l’échelle de l’union européenne, il a été calculé et assumé  froidement qu’une politique de rigueur se fera au détriment d’au moins 10 %  de la population active qui sera rejetée vers le chômage.  Aujourd’hui, le paysage industriel a
disparu de notre ville et de sa périphérie, la fermeture récente de Netcacao et prochaine de Fralib en est une triste et finale illustration.  Nous avons la mémoire artistique et culturelle de ce que furent les usines, les ouvriers et leurs combats. Cela serait une sage décision de redonner à ces peintres témoins de leur temps, la juste place de leur valeur sociale, culturelle et historique. Cette mise en avant  sur la scène européenne en 2013 participerait à déconstruire symboliquement une Europe  donnée au libéralisme.

Les peintres prolétariens, mais d’autres aussi plus contemporains,  devraient avoir leur deuxième actualité en 2013. La création d’une exposition permanente dans un musée marseillais serait un engagement politique fort qui réconcilierait exceptionnellement Marseille avec son passé. Cet acte, porté par une conviction se détachant du normatif artistique et de l’influence du marché de l’art, soutiendrait les ateliers locaux et la culture locale passée, présente et future. Marseille serait de même à l’avant-garde en revendiquant par une expression artistique, une réhabilitation du travail face au revenu du capital,  la défense de l’ouvrier par la préservation de son outil de travail et la lutte contre les délocalisations assassines. 

L’acte en serait d’autant plus révolutionnaire qu’il pourrait être initié par une mairie de droite, à défaut il le sera forcément par une mairie de gauche. 

Cédric Matthews , 1er secrétaire du MRC comité de Marseille

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 06:54

Koons Versailles

L’information a été révélée par Vincent Noce dans Libération d’aujourd’hui (30 août dernier) et nous pouvons la confirmer : Jean-Jacques Aillagon ne bénéficiera pas d’une dérogation et devra faire valoir le 1er octobre prochain ses droits à la retraite. 
Que le président de Versailles ne puisse aller au delà de ses 65 ans pour terminer son mandat, malgré les nombreuses exceptions à la règle est une chose. Que son remplaçant soit Catherine Pégard en est une autre, infiniment plus choquante. Cette nomination annoncée (mais qui ne devrait être confirmée que demain, en Conseil des ministres), dont Vincent Noce avait évoqué l’hypothèse le 2 mai dernier, est considérée comme acquise depuis déjà plusieurs mois et nous en avions eu nous-même confirmation provenant de plusieurs sources au plus haut niveau.

Nous ne rappellerons pas ici à quel(s) titre(s) Catherine Pégard mériterait la fonction de présidente de l’Etablissement Public de Versailles puisqu’elle n’en possède aucun. Celle-ci n’a jamais en effet travaillé de près ou de loin dans le domaine des musées ou de la culture et n’a aucun cursus universitaire qui la prédisposerait à ce poste. Catherine Pégard est une journaliste politique comme le rappelle sa fiche Wikipédia. Elle a fait presque toute sa carrière au Point avant d’être nommée en 2007 conseillère du Président de la République et depuis mars 2008 en charge de sa cellule politique
C’est donc une nomination politique désormais que celle de président de Versailles, et cette affaire va décidément encore bien au delà de ce que nous dénonçons depuis déjà plusieurs années.

C’est une véritable gifle pour les conservateurs de musée et pour les historiens de l’art en général que vient de leur donner le président de la République, sans que Frédéric Mitterrand ne s’y oppose. Il n’en a évidemment pas les moyens, d’autant que celui-ci - chose peu connue - doit en partie à Catherine Pégard sa propre nomination à la tête de la Villa Médicis en 2008 qui lui servit de tremplin pour devenir ministre. Elle s’était en effet activement engagée dans le processus de désignation. 
Un premier pas avait été franchi à Versailles avec la nomination de Christine Albanel. Mais jusqu’ici, les administrateurs propulsés à la tête des Etablissements Publics avaient au moins un vernis culturel qui leur donnait une apparence de légitimité. Même Xavier Darcos aurait été mieux à sa place. Jean-Jacques Aillagon avait fait toute sa carrière à des postes de ce type, jusqu’à devenir ministre de la Culture. Désormais, ceci n’est plus nécessaire. Il n’est même plus possible de parler d’Enarchie. N’importe qui, pourvu qu’il plaise au prince, peut demander la présidence d’un musée.

Jean-Jacques Aillagon était, sous bien des points, critiquable (et nous ne nous en sommes pas privé ici), il avait au moins un véritable amour du château et, de l’aveu même des conservateurs, prenait en compte leurs opinions. Sa plus grande faute aura sans doute été de faire modifier les statuts de l’établissement, reléguant les scientifiques à un rôle somme toute mineur dans la gestion du domaine et donnant au président la responsabilité de la programmation des activités culturelles et scientifiques ainsi que des publications de l’établissement. 
Dans la série « les promesses n’engagent que ceux qui y croient », rappelons l’engagement de Nicolas Sarkozy avant son élection : « Je proposerai la ratification des principales nominations de fonctionnaires ou d’autorités par les commissions compétentes de l’Assemblée, afin qu’elles ne soient plus le produit de la connivence, mais de la compétence ». On admirera la manière dont le président de la République française respecte sa parole et nomme selon les « compétences ». Il reste à espérer que la nouvelle présidente en sera consciente et laissera les conservateurs s’occuper du château.

 

Didier Rykne

Par Olivier Amiel - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 00:47
de-gaulle-presse.jpg

L'établissement entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque là, l'établissement d'un foyer sioniste en Palestine, et puis après la deuxième guerre mondiale, l'établissement d'un Etat d'Israël soulevait à l'époque un certain nombre d'appréhensions. On pouvait se demander, en effet, et on se demandait, même chez beaucoup de juifs, si l'implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui sont foncièrement hostiles, n'allaient pas entraîner d'incessants, d'interminables frictions et conflits. Et certain même redoutait que les juifs, jusqu'alors dispersés, et qui étaient restés ce qu'ils avaient été de tout temps, c'est-à-dire un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur, n'en viennent une fois qu'ils seraient rassemblés dans les sites de son ancienne grandeur, n'en viennent à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu'ils formaient depuis 19 siècles : " l'an prochain à Jérusalem " En dépit du flot, tantôt montant, tantôt descendant, des malveillances qui le provoquaient, qui le suscitaient plus exactement, dans certains pays à certaines époques, un capital considérable d'intérêt et même de sympathie s'était formé en leur faveur et surtout il faut bien le dire dans la chrétienté. Un capital qui était issu de l'immense souvenir du testament, nourri à toutes les sources d'une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu'inspirait leur antique valeur et que poétisait chez nous la légende du juif errant, accru par les abominables persécutions qu'ils avaient subi pendant la deuxième guerre mondiale et grossi depuis qu'il avait retrouvé une patrie, par les travaux, leurs travaux constructifs et le courage de leurs soldats. C'est pourquoi indépendamment des vastes concours en argent, en influence, en propagande que les Israéliens recevaient des milieux juifs, d'Amérique et d'Europe, beaucoup de pays, dont la France, voyaient avec satisfaction l'établissement de leur Etat sur le territoire que leur avaient reconnu les puissances, que lui avaient reconnu les puissances, tout en désirant qu'ils parviennent en usant d'un peu de modestie à trouver avec ses voisins un modus vivendi pacifique. Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu changé depuis 1956. A la faveur de l'expédition franco-britannique de Suez, on avait vu apparaître en effet, un état d'Israël guerrier et résolu à s'agrandir, et ensuite l'action qu'il menait pour doubler sa population par l'immigration de nouveaux éléments donnait à penser que le territoire qu'il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps et qu'il serait porté pour l'agrandir à utiliser toute occasion qui se présenterait. C'est pourquoi d'ailleurs, la cinquième république s'était dégagée, vis-à-vis d'Israël, des liens spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noué avec cet Etat et la cinquième république s'était appliquée, au contraire, à favoriser la détente dans le Moyen-Orient. Bien sûr, nous conservions avec le gouvernement israélien des rapports cordiaux et même lui fournissions pour sa défense éventuelle les armements qu'il demandait d'acheter mais en même temps nous lui prodiguions des avis de modération.Notamment à propos des litiges qui concernait les eaux du Jourdain, des escarmouches qui opposaient périodiquement les forces des deux côtés. Enfin nous ne donnions pas notre aval, à son installation dans un quartier de Jérusalem dont il s'était emparé, et nous maintenions notre ambassade à Tel-Aviv. D'autre part, une fois mis un terme à l'affaire algérienne, nous avions repris avec les peuples arabes d'Orient, la même politique d'amitié et de coopération qui avait été pendant des siècles celle de la France dans cette partie du monde et dont la raison et le sentiment font qu'elle doit être aujourd'hui une des bases fondamentales de notre action extérieure. Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux arabes que pour nous l'Etat d'Israël était un fait accompli et que nous n'admettrions pas qu'il fut détruit. De sorte que tout compris, on pourrait imaginer qu'un jour viendrait où notre pays pourrait aider directement, à ce qu'une paix réelle fut conclue et garantie en Orient pourvu qu'aucun drame nouveau ne vint à la déchirer. Hélas ! le drame est venu, il avait été préparé par une tension très grave et constante qui résultait du sort scandaleux des réfugiés en Jordanie, et aussi d'une menace de destruction prodiguée contre Israël. Le 22 mai, l'affaire d'Aqaba, fâcheusement créée par l'Egypte, allait offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d'en découdre. Pour éviter les hostilités, la France avait dès le 24 mai, proposé aux trois autres grandes puissances, d'interdire conjointement avec elle, à chacune des deux parties, d'entamer le combat. Le 2 juin, le gouvernement français avait officiellement déclaré, qu'éventuellement il donnerait tort à quiconque entamerait le premier, l'action des armes. Et c'est ce qu'il répétait en toute clarté à tous les Etats en cause. C'est ce que j'avais moi-même, le 24 mai déclaré à Monsieur Ebban, Ministre des affaires étrangères d'Israël que je voyais à Paris. Si Israël est attaqué, lui dis-je alors en substance, nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative.Certes, malgré l'infériorité numérique de votre population, étant donné que vous êtes beaucoup mieux organisés, beaucoup plus rassemblés, beaucoup mieux armés que les arabes, je ne doute pas que le cas échéant, vous remporteriez des succès militaires. Mais ensuite, vous vous trouveriez engagés sur le terrain, et au point de vue international dans des difficultés grandissantes d'autant plus que la guerre en Orient ne peut pas manquer d'augmenter dans le monde une tension déplorable et d'avoir des conséquences très malencontreuses pour beaucoup de pays. Si bien que c'est à vous, devenu des conquérants, qu'on en attribuerait peu à peu les inconvénients. On sait que la voix de la France n'a pas été entendue, Israël ayant attaqué, s'est emparé en six jours de combat des objectifs qu'il voulait atteindre. Maintenant il organise, sur les territoires qu'il a pris l'occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsion et s'il manifeste contre lui la résistance qu'à son tour il qualifie de terrorisme, il est vrai que les deux belligérants observent pour le moment d'une manière plus ou moins précaire et irrégulière le cessez-le-feu prescrit par les Nations Unies mais il est bien évident que le conflit n'est que suspendu et qu'il ne peut pas avoir de solution sauf par la voie internationale. Mais un règlement dans cette voie, à moins que les Nations Unis ne déchirent que, elles-mêmes, leur propre charte, un règlement doit avoir pour base, l'évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance, et la reconnaissance de chacun des Etats en cause par tous les autres. Après quoi, par des décisions des Nations Unies avec la présence et la garantie de leur force, il serait probablement possible d'arrêter le tracé précis des frontières, les conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des minorités et les modalités de la libre navigation pour tous dans le golfe d'Aqaba et dans le canal de Suez. Pour qu'un règlement quelconque, et notamment celui là, puisse voir le jour, règlement auquel du reste, suivant la France, devrait s'ajouter un statut international pour Jérusalem. Pour qu'un tel règlement puisse être mis en oeuvre, il faut naturellement, il faudrait qu'il eut l'accord des grandes puissances qui entraînerait ipso facto, celui des Nations Unies. Et si un tel accord voyait le jour, la France est d'avance disposée à prêter son concours politique, économique et militaire, pour que cet accord soit effectivement appliqué. Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître tant que l'un des plus grand des quatre ne se sera pas dégagé de la guerre odieuse qu'il mène ailleurs. Car tout se tient dans le monde d'aujourd'hui. Sans le drame du Vietnam, le conflit entre Israël et les arabes ne serait pas devenu ce qu'il est.Et si l'Asie du sud est, voyait renaître la paix, l'Orient l'aurait bientôt retrouvé, à la faveur de la détente générale qui suivrait un pareil événement. 

 

Vidéo de la conférence de Presse du Général de Gaulle du 27 novembre 1967

 

Voir aussi :

 

"La France doit dire oui à la création d’un Etat palestinien souverain" Jean-Pierre Chevènement

 

"Sarkozy est très loin du Général de Gaulle" Entretien de Jean-Pierre Chevènement par Arthur Nazaret (JDD)

 


Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 06:02

Chevenement-sortir-la-France-de-l-impasse-copie-1.jpg

Après "La France est-elle finie ?", lauréat du Prix du livre politique 2011, Jean-Pierre Chevènement publie ce mercredi 5 octobre son livre programme pour 2012.

Par Olivier Amiel - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 12:56

image001.gif

Par Olivier Amiel - Publié dans : Principes républicains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

310847 10150850545245220 38090735219 20873484 773673618 n

Me suivre sur :

Olivier-Amiel-Facebook.jpeg

Suivre OlivierAmiel sur Twitter

linkedIn_logo.gif

tumblr.png

Contributions :

photo2.jpeg

photo3.PNG

images-copie-1.jpeg

Campagne pour l'uniforme à l'école

Uniformes-a-l-ecole-copie-1.jpg

Vidéos :

Prix du livre politique 2011

La France est-elle finie - Jean-Pierre Chevènement 

Chevenement-sortir-la-France-de-l-impasse.jpg

LGDJ-copie-1.jpg

Syndication

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés